
Le point de vue de l’UNSA
La GPEC, une opportunité pour le dialogue social dans l’entreprise.
La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
(GPEC) est devenue objet de négociation dans l’entreprise depuis la loi
de cohésion sociale du 18 janvier 2005. Si la négociation triennale ne s’impose qu’aux entreprises et groupes d’au moins 300 salariés, soit à peu près 47 000 entreprises, les PME et leurs salariés ont tout intérêt à anticiper les évolutions.
L’UNSA est favorable au principe de cette négociation mais considère que le lien introduit par la loi entre la GPEC et le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est une erreur qui ne contribue pas à favoriser la dynamique de cette négociation et la confiance entre les acteurs dans l’entreprise.
L’anticipation des évolutions dans l’entreprise participe à préparer, suffisamment en amont, les nécessaires adaptations et à limiter, pour les salariés, les impacts des mutations lorsqu’elles sont inévitables.
Pour toutes ces raisons, l’UNSA doit être partie prenante de la négociation sur la GPEC. C’est une réelle opportunité pour les salariés d’avoir une visibilité sur leurs possibilités de carrière et sur l’avenir de leurs emplois. Connaître la politique et la stratégie de l’entreprise est nécessaire et incontournable pour des bases saines de négociation et un minimum de confiance entre toutes les parties prenantes.
La GPEC est un outil indispensable pour envisager une réelle sécurisation des parcours professionnels des salariés. L’enjeu est de taille. Il s’agit de prévoir l’évolution des emplois pour y adapter les compétences et les savoirs, de prévenir les mobilités, de sécuriser les transitions professionnelles et, par là même, de développer l’emploi.
La GPEC concerne l’organisation du travail, le contenu des emplois, les conditions de travail, les compétences, les qualifications, les classifications, les mobilités et la rémunération.
Retrouvez les 10 fiches conseils de l’UNSA préparées par le secteur Formation Professionnelle de l’UNSA en cliquant sur l’image ci-dessus.