Dans toute la France, des intersyndicales régionales ou départementales se réunissent, ou se sont déjà réunies, pour organiser concrètement la mobilisation du 23 mars.
Dans la majorité de ces réunions, le texte de l’intersyndicale sert de référence. Les unions départementales ou régionales en intersyndicale y ajoutent les éléments locaux concernant l’emploi, le chômage, les conditions de travail, les atteintes au service public.
Alors que les chiffres du chômage rendus publics cette semaine indiquent que près de 10% de la population est en recherche d’emploi, l’appel intersyndical UNSA – CFDT – CGT – FSU – Solidaires prend tout son sens :
« Le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoit la question des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le secrétaire d’État à l’emploi.
Alors que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut général des fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction publique. Au nom de la révision générale des politiques publiques, il supprime des emplois au détriment des missions des services publics.
Les rendez-vous fixés par le président de la République et les négociations avec le patronat doivent être l’occasion d’apporter des solutions favorables aux salariés. La situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs. »
Quinze jours pour réussir la mobilisation du 23 mars : l’UNSA Fonction Publique a déposé un préavis de grève. Dès à présent, l’UNSA Éducation appelle à la grève, d’autres suivront. Tous les syndicats UNSA sont mobilisés.
Le 23 mars en Île-de-France
Pour information, la manifestation de la région Île-de-France partira à Paris, à 14 heures, de la place de la République pour se diriger vers la place de la Nation.