UNSA

UNSA

CONFÉDÉRATION EUROPÉENNE DES SYNDICATS
Libres ensemble
  • Nos publications

    UNSA Magazine N°126 - Mars 2010

    Inégalités salariales… Ras le bol !

    C’est en 1910 que Clara Zetkin, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, propose la création d’une « journée internationale des femmes ». Le 8 mars sera retenu après la grève des ouvrières de plusieurs tisseries à St Petersbourg. Depuis cette date, cette journée sera commémorée par les femmes chaque année avec des appels différents :

    • lutte contre le colonialisme, le fascisme
    • solidarité avec les femmes qui luttent dans tous les pays « des mères de la place de mai » en Argentine aux femmes algériennes qui se battent contre l’intégrisme religieux,
    • solidarité avec toutes les femmes, premières victimes dans les pays en guerre.
    • droit d’exister par soi-même
    • exigence d’une égalité professionnelle avec les hommes

    La journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les nations unies en 1977 et en France en 1982.
    Le 8 mars est une journée symbolique qui permet de rappeler toutes les inégalités, les injustices et les violences dont sont victimes les femmes. C’est la journée des bilans, des appels et des promesses … Pour l’UNSA, le mot d’ordre du 8 mars 2010 sera « En finir avec les inégalités salariales entre les hommes et les femmes ».
    En effet, malgré 6 lois votées entre 1972 et 2008, et un accord national interprofessionnel conclu le 1er mars 2004, la situation n’est pas satisfaisante. Les salaires féminins sont toujours inférieurs de 27% en moyenne à celui des hommes. Les femmes sont deux fois plus nombreuses au SMIC que les hommes et il y a cinq fois plus de femmes à temps partiel que d’hommes. Plus on s’élève dans la hiérarchie des salaires, plus l’inégalité entre hommes et femmes est forte : elle est la plus forte chez les cadres (30,8%) et donc parmi les salaires les plus élevés. A l’inverse, l’écart le plus faible se trouve parmi les employés (5,7%), une catégorie massivement féminisée.
    Ces inégalités auront des répercussions sur le niveau des retraites. Avec 12 200 € par an en moyenne, les retraites des femmes sont inférieures de 38% à celles des hommes. Hors avantages annexes, les femmes retraitées ont une retraite deux fois plus faible que les hommes retraités.
    La dernière loi du 23 mars 2006 sur l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, affiche comme ambition de supprimer d’ici décembre 2010 les écarts de salaires entre hommes et femmes. Or, fin 2008, 43% des branches n’avaient pas entamé de négociation sur le thème de l’égalité. Quant aux accords signés, ils ne contiennent que des déclarations de bonnes intentions.
    Aujourd’hui l’arsenal juridique existe. Pour l’UNSA, il faut maintenant aller au-delà.
    Il faut établir des sanctions lourdes sinon elles ne serviront à rien. Nous sommes dans un cercle vicieux dont il faut absolument sortir. L’inégalité salariale entre les hommes et les femmes nourrit toutes les autres inégalités. Parce qu’elles gagnent moins et que le manque à gagner sera moins important, ce sont les femmes qui interrompent leur activité pour garder les enfants ou pour s’occuper des parents. Et c’est cette absence qui sert à justifier les écarts de rémunération qui les poursuivront jusqu’à la fin de leurs jours.

    Avec l’UNSA, exigeons l’égalité salariale !


  • Aide à la navigation

    Version imprimable de cet article Version imprimable

 
ACCUEIL | Plan du site | Contacts | UR-UD | Fils RSS | Mentions légales | Espace privé | Dernière mise à jour : vendredi 23 juillet 2010

Accueil  Haut  Bas  Flux RSS  Contact  Ajoutez à vos favoris

 

Miroir social