13 juillet 2010 - Le débat d’orientation budgétaire qui s’est tenu le 6 juillet à l’Assemblée Nationale a eu un seul mérite : celui de dissiper les écrans de fumée que le Gouvernement n’a cessé d’entretenir sur la politique de rigueur.
Avec l’annonce qui consiste pour l’État à économiser 100 milliards d’euros en trois ans, nous le savons désormais, la France, à son tour, plonge dans une politique de rigueur aussi dangereuse qu’injuste.
Dangereuse car ces mesures de rigueur appliquées par l’ensemble des pays européens vont casser la faible croissance que connaît l’Europe et hypothéquer pour longtemps les espoirs de reprise.
Dans une Europe et une France qui voient leur chômage augmenter cette course à la rigueur et à l’austérité peut se traduire par une course à l’abîme.
Cette politique de rigueur est injuste car le Gouvernement est prisonnier des promesses faites en 2007 et sur lesquelles il n’entend pas revenir.
Comment peut-on accepter une rigueur qui – avec le maintien du bouclier fiscal - exonère les plus riches de tout effort supplémentaire ?
Est-il juste d’amputer la politique du logement de plus d’un milliard d’euros et de demander aux étudiants de choisir entre l’aide personnalisée au logement et la demi-part accordée par le fisc à leurs parents ?
Est-il juste de freiner la revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés ?
Est-il juste de baisser de plus de 100.000 le nombre de contrats aidés quand on sait que, avec un chômage qui continue de progresser, ces contrats permettent aux plus faibles et aux plus fragiles de s’insérer dans le monde du travail ?
Est-il juste de continuer le massacre des services publics en programmant 100.000 suppressions d’emplois dans la fonction publique pour les trois ans qui viennent ?
Pour l’UNSA l’orientation budgétaire qui consiste à tailler dans les dépenses sociales, alors que nombre de nos concitoyens sont en souffrance, est un vrai danger pour notre cohésion sociale.
Comme pour la réforme des retraites nous n’acceptons pas ce que nous considérons comme des mesures injustes.
Dans un tel contexte, la journée de mobilisation du 7 septembre sur les retraites prend une nouvelle dimension.