13 octobre 2008 - La répartition est un des piliers de notre système de cohésion sociale
La crise financière actuelle, avec la dévalorisation massive du capital monétaire et ses conséquences sur l’économie réelle, nous rappelle brutalement les limites des raisonnements simplistes qui vantaient la supériorité de la capitalisation sur la répartition en matière de retraites.
L’UNSA avait, depuis des années et particulièrement en 2003, mis en garde contre les projets de ceux qui n’avaient de cesse de faire pression pour un troisième pilier fondé sur la capitalisation.
En effet, un capitalisme dont les exigences de valorisation financière prétendaient diverger fortement et durablement avec la croissance réelle obtenue par les vrais investissements et la capacité productive des travailleurs, conduisait droit à la catastrophe.
Le capitalisme rattrapé par l’économie réelle
Le retour à la réalité qui s’annonce risque d’être cruel. Il va se traduire par des pertes de revenus importants pour les travailleurs qui procéderont prochainement à la liquidation de leurs retraites dans les pays où les fonds de pension occupent une place prépondérante. Et il est loin d’être acquis que les États soient en capacité de suppléer, même partiellement, aux pertes considérables qui seront constatées.
La répartition qui fonde notre propre système de retraite, consistant à redistribuer aux retraités une partie de la richesse nationale créée chaque année par les actifs, est bien un des piliers indispensables à notre système de cohésion sociale. Ce système de retraite public, solidaire par essence, a l’avantage d’être ancré dans la réalité et non la virtualité, tant vantée par les adeptes de la sophistication financière. Puisse-t-on s’en souvenir longtemps !