La conjoncture économique au 4ème trimestre 2016

Cette dernière note de l’année 2016 montre une situation contrastée. L’amélioration est notable dans plusieurs domaines notamment l’accroissement significatif de l’emploi (+200 000), le redressement de l’investissement des entreprises, l’amélioration de leur marge économique, le recul des faillites et l’augmentation des créations d’entreprises.

Cependant, toutes les difficultés ne sont pas surmontées. Le chômage reste élevé malgré un léger recul, le déficit du commerce extérieur persiste, les augmentations de salaires sont faibles et la dette publique augmente.

Pour lire l’analyse conjointe de l’UNSA et d’ORSEU, cliquer ici

Trois remarques peuvent être soulevées :

  • Comment expliquer la hausse aussi importante de l’emploi dans un contexte de faible croissance. Il apparait une faible corrélation entre la croissance économique et l’évolution de l’emploi. Il doit y avoir d’autres facteurs qui influencent l’évolution de l’emploi aussi bien au niveau de l’entreprise qu’au niveau macroéconomique. La question de la mesure de la richesse est également posée.
  • Quel impact de la mutation numérique sur la productivité et l’emploi. Les statistiques montrent que la productivité décline depuis quelques années déjà et partout dans le monde industriel. La mutation technologique en cours aura logiquement des conséquences sur le travail et sur l’emploi. Très probablement il y aura des emplois qui vont disparaitre mais de nouveaux emplois vont se créer. Elle pourra s’accompagner par le redressement de la productivité mais au détriment de l’emploi dans le court terme.
  • L’augmentation de l’investissement dans les entreprises est un constat, mais on ignore s’il s’agit de l’investissement de capacité ou de modernisation. L’impact (de court terme) sur l’emploi est différent selon que cet investissement vise à augmentent leur capacité de production ou à moderniser les équipements.
    Dans l’industrie, il y a une forte probabilité que les nouveaux investissements ne portent pas sur l’extension des capacités de production puisque le taux d’utilisation de ces capacités est en retard par rapport au niveau normal. Dans les services où l’emploi augmente, on peut penser que les investissements de capacité seraient en hausse notamment dans les télécoms et dans les services spécialisés aux entreprises (informatiques, techniques et de soutien).

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