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UNSA Magazine n° 116 - avril 2009 |
G20
1989/2009. Après l’effondrement de la dictature du prolétariat, va-t-on assister à l’effondrement de la dictature du marché ?
C’est toute la question que pose la crise que nous connaissons. Oui ou non lors du G20 de Londres va-t-on mieux réguler le capitalisme ? Va-t-on enfin sortir d’un capitalisme à l’anglo-saxonne qui, depuis l’effondrement du bloc soviétique, est devenu hégémonique et qui nous a imposé sa pensée dominante faite de dérégulation, de privatisation et de libéralisation ?
Va-t-on en finir avec un modèle de développement qui depuis trente ans creuse les inégalités ? Va-t-on mieux contrôler les fonds spéculatifs et mettre fin aux paradis fiscaux ? Est-il absurde de penser que puissent voir le jour de nouvelles institutions de coordination des politiques économiques au niveau mondial ? Pourquoi pas un « Conseil économique et social mondial » pendant du Conseil de sécurité de l’ONU ?
Ceux qui pensent que la crise que nous connaissons est une parenthèse qui se refermera bientôt se trompent. Il s’agit d’une crise structurelle qui demande des réponses de même nature.
29 janvier, 19 mars, 1er mai
Trois dates, trois journées de mobilisation. Les deux premières ont déjà eu lieu avec le succès que l’on connaît. Le 1er mai qui arrive devrait marquer les esprits et dessiner une étape nouvelle de la mobilisation. Avec le sommet social du 18 février et les mesures annoncées, le Président de la République et le gouvernement avaient cru assurer l’essentiel mais on est loin du compte. La vague des plans sociaux enfle et fera sentir son plein effet à l’automne. Pourquoi dès aujourd’hui ne pas y faire face en mettant en place les mesures et les outils adéquats ? Dans le cadre de l’intersyndicale, l’UNSA fait des propositions : meilleure indemnisation du chômage, fin des exonérations pour les heures supplémentaires, aide aux jeunes sans emploi, soutien au pouvoir d’achat, fin des suppressions des emplois publics, etc.
Alors que le Medef et sa présidente Laurence Parisot s’enferment dans des postures d’un autre âge, le gouvernement devrait saisir la main tendue par les organisations syndicales dont les salariés et l’opinion publique plébiscitent l’action.
Car il y a là un élément essentiel des mobilisations en cours. Les organisations syndicales sont en phase avec les aspirations de nos concitoyens. Nous devons garder la main et préserver l’unité d’action syndicale qui fait notre force.
Poursuivre notre développement
Suite à l’incapacité de la CGC de s’affranchir d’un syndicalisme strictement catégoriel, l’UNSA trace sa route. Le développement dans le privé comme dans le public doit devenir l’axe majeur de notre politique syndicale.
Le nombre de désignations de représentants de sections syndicales UNSA (RSS) a explosé (plusieurs centaines en quelques semaines) et cela dans tous les secteurs ; qu’il s’agisse notamment de l’industrie, des transports, des services, du commerce, des secteurs publics, etc.
Plus que jamais en période de crise les salariés ont besoin de syndicats utiles et efficaces proches du terrain. Il y a là un vrai motif de satisfaction.
Bagnolet le 23 mars.
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