Valoriser les accueils de loisirs pour les enfants et leurs parents
Les Accueils de loisirs sans hébergement (ALSH) sont des établissements accueillant des enfants et adolescents sur le temps périscolaire et extrascolaire (le mercredi et les vacances scolaires). Maillon essentiel de la politique éducative locale, ils proposent des activités pédagogiques, culturelles, sportives et de loisirs. Une expérimentation de la Cnaf est en cours pour rendre ces structures plus accessibles.
Les ALSH contribuent au développement global des enfants, favorisent la coopération, l’autonomie, la créativité, l’ouverture culturelle, la confiance en soi et donc leur l’émancipation. Ils participent à réduire les inégalités sociales et scolaires, comme l’a démontré le rapport du CESE lors de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant. Les ALSH s’inscrivent dans une démarche de co-éducation et sont nécessaires à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle des parents. Chaque jour, 90% des enfants de 3 à 10 ans fréquentent au moins un de ces temps, notamment lors de la pause méridienne.
L’UNSA soutient depuis de nombreuses années les Projets éducatifs de territoire (PEDT) comme outil central des concertations entre l’école, les acteurs éducatifs, les associations, les collectivités et les familles.
Soumis à la réglementation des Accueils Collectifs de Mineurs (ACM), les ALSH sont organisés et gérés par plusieurs acteurs : communes et intercommunalités, associations d’éducation populaire, centres sociaux…
Les ALSH reposent sur un modèle économique comportant trois sources de financement principales qui représentent en moyenne 95% des dépenses :
- les caisses d’allocations familiales (19,5%)
- les communes et intercommunalités (50.8%), qui fixent le reste à charge des familles
- les familles (24.8%), dont la tarification varie en fonction de leurs ressources
Au total, ces concours mobilisent 6,4 milliards d’euros par an.
Cependant, le système de financement des ALSH est sujet à plusieurs problématiques. Le coût horaire reste élevé pour les familles les plus vulnérables : selon le baromètre de la Cnaf des temps péri et extrascolaires de 2024, il est le second motif de non-recours pour 38% des répondants.
Par ailleurs, les tarifications diffèrent selon les territoires, les rendant peu lisibles auprès des familles. Cette disparité territoriale amène à des variations importantes allant de 0,97 euros par heure et par enfant de reste à charge pour les familles à 3,07 euros selon les communes.
Pour répondre à ces enjeux, la Cnaf prévoit une simplification des tarifications des ALSH. Depuis 2025, une expérimentation est menée dans 11 départements avec pour objectif de réduire le coût et améliorer la lisibilité des grilles tarifaires. Tout en prenant en compte la viabilité économique des ALSH, l’expérimentation vise à homogénéiser les tarifications à l’échelle du territoire et à les rendre plus justes pour les familles.
Pour l’UNSA, toute initiative permettant de rendre ces temps plus accessibles aux enfants sur l’ensemble du territoire doit être soutenue. Un travail doit aussi être mené sur les moyens, la formation des professionnels et le renforcement des contrôles (antécédents judiciaires, attestation d’honorabilité…).
Crédit image : pressfoto on Magnific
