Réforme de la CMU-C et de l’ACS : en santé, l’âge ne peut pas être le seul critère.

 
L’UNSA se félicite de la fusion des dispositifs pour créer une complémentaire santé solidaire plus accessible, mais regrette les choix de l’Etat en matière de cotisations.
 
 
 

 
Une rapide analyse des grilles de cotisations de la future Complémentaire Santé Solidaire, contrairement à ce qui a été présenté ce jour par la Ministre des Solidarités et de la Santé, démontre qu’une partie des ex-bénéficiaires de l’Aide à la Complémentaire Santé (ACS) vont devoir payer leur complémentaire santé plus chère.
 
Ainsi, il y a déjà plusieurs mois déjà, l’UNSA dénonçait le fait que certains devront y renoncer en raison du coût à supporter. Demain, il sera à craindre que ces assurés aient meilleur compte à choisir une complémentaire santé « privée » moins onéreuse, mais certainement moins protectrice.
 
S’agissant de la complémentaire santé solidaire avec participation financière de l’assuré, l’UNSA dénonce également le fait que la future grille de cotisation fasse perdurer des effets de seuils liés à l’âge au détriment de la situation financière.
 
L’UNSA ne peut donc que regretter les choix de l’Etat, puisqu’ils laisseront une part des plus précaires de côté.
 
L’UNSA aurait préféré que le gouvernement relève le plafond des ressources ouvrant droit à la CMU-C (dite « gratuite ») au niveau du plafond actuel de l’ACS, car cette solution aurait eu le mérite de rendre le dispositif plus lisible et réellement plus protecteur.
 
Bagnolet, le 15 octobre 2019
 

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