Indice du moral des salariés
L’IA au travail : une transformation prudente
Le moral des salariés en légère hausse
L’Indice du mois d’août 2026 confirme une légère amélioration du moral des salariés, portée par le sentiment d’utilité du travail et par une motivation qui se maintient.
Après deux mois consécutifs à 5,3/10, l’indice du moral des salariés progresse légèrement en août pour atteindre 5,4/10. Cette hausse de 0,1 point ne constitue pas un redressement massif, mais elle confirme que le moral des salariés s’est stabilisé depuis le printemps autour d’un niveau intermédiaire, sans nouvelle dégradation.
Un usage à peine majoritaire de l’IA au travail
Interrogés sur l’Intelligence artificielle (IA) au travail, 53% des salariés déclarent l’utiliser, contre 47% qui ne l’utilisent jamais. Cet usage, quand il existe, n’est pas homogène.
- Il est parfois ponctuel : 30% l’utilisent une à cinq fois par semaine et 12% plus de cinq fois par jour voire de façon permanente.
- Plus répandu chez les hommes (58%) que chez les femmes (48%).
- Et plus généralisé chez les plus jeunes actifs et les plus diplômés : 7 jeunes sur 10 dans la tranche des 25-34 ans contre 4 sur 10 pour les 50-64 ans. Et 3/4 des salariés bac+5 utilisent l’IA pour à peine 1/4 des salariés n’ayant pas eu le bac.
- Enfin, le revenu accentue encore ce clivage : seuls 12% des salariés gagnant entre 1 000 et 1 500 euros déclarent utiliser l’IA, contre 72% chez ceux gagnant entre 5000 et 10 000 euros.
Progrès ou menace ?
Les salariés apparaissent très partagés dans leur perception générale de l’IA : 35% y voient un progrès, 34% une menace et 31% ne la considèrent ni comme l’un ni comme l’autre. Cette tripartition souligne l’absence de consensus car l’IA est perçue comme un objet encore ambivalent, à la fois porteur d’opportunités et de risques.
Lorsqu’ils évaluent les résultats produits par l’IA dans leur quotidien de travail, les salariés en donnent une appréciation contrastée. En premier choix, ils sont 38% à les juger « prometteurs », devant 21% qui les trouvent « inutiles », 17% « satisfaisants », 11% « décevants », 7% « erronés » et 6% « remarquables ».. Les jeunes actifs portent un regard plus favorable : 46% des 18-24 ans citent « prometteurs » en premier, quand 26% des 50-64 ans citent en premier « inutiles ».
Enfin, selon les salariés, les entreprises ou les organisations semblent encore inégalement engagées dans l’accompagnement des usages de l’IA au travail. Même si de nombreuses structures opnt mis en place formations et accompagnements, 41 % des salariés déclarent que le sujet n’a pas été abordé par leur entreprise ou leur organisation.