PLF 2027 : une absence totale de justice sociale
En ces temps d’instabilité avec la guerre au Moyen-Orient, la baisse du pouvoir d’achat, la hausse du taux de chômage et les pertes économiques dues aux périodes de feu et de sécheresse, les orientations budgétaires annoncées ce 17 septembre vont encore pénaliser les plus fragiles.
Le Premier ministre vient d’exposer les grandes orientations du gouvernement pour le projet de loi de finances 2027 : un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros pour atteindre un déficit de 4,8% du PIB, hors nouvelle augmentation des dépenses militaires.
Comment répartir l’effort ? En accablant, encore et toujours, les travailleur·euses, les jeunes, les plus précaires et les services publics.
À l’heure où les dividendes distribués ont atteint 61 milliards en 2026, où les aides publiques aux entreprises représentent près de 211 milliards d’euros, il a été décidé que la majorité du budget de l’État serait gelé l’an prochain à l’exception des Armées et, à la marge, des ministères régaliens.
En parallèle, sont annoncés le gel du point d’indice des fonctionnaires comme celui des APL et la non-indexation sur l’inflation des retraites les plus élevées. Le tout s’inscrit dans un contexte de réductions de droits déjà actés et contestés par l’UNSA : la restriction des arrêts maladie, la réforme des ruptures conventionnelles, la baisse des remboursements de l’Assurance maladie, l’augmentation annuelle du plafond des franchises médicales et des participations forfaitaires…
Concernant le ministère du Travail, 2,5 milliards d’euros d’économies devront être réalisées. Pour l’UNSA, diminuer continuellement les moyens de ce ministère, comme c’est le cas depuis les 3 derniers budgets, ne peut que contribuer à laisser sur le côté les plus vulnérables au moment où la formation professionnelle est indispensable pour accompagner les transformations écologique, numérique et démographique.
À côté de cela, aucune taxation supplémentaire des super riches et des plus hauts patrimoines n’est envisagée. Aussi, la surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises sera diminuée, le pacte Dutreil et autres principales niches fiscales seront sanctuarisés.
Pour l’UNSA, c’est l’inverse d’un budget socialement et fiscalement juste, qui protègerait les ménages et les plus vulnérables et investirait dans les services publics.
Il est décidément urgent de changer de politique budgétaire.
