Indice du moral des salariés
Loin de certains discours, les salariés plébiscitent le service public



L’Indice UNSA de septembre 2026 met en évidence un diagnostic sévère sur les conditions de fonctionnement des services publics : plus de 3 salariés sur 4 estiment que les services publics ne disposent pas des moyens nécessaires pour mener correctement leurs missions,
Pour améliorer le service public, les demandes des salariés sont sans ambiguïté !
- 76% souhaitent davantage de financements,
- 62% davantage d’agents.
Les salariés appellent à renforcer le service public, à le rendre plus accessible et à lui donner les moyens humains, budgétaires et organisationnels pour assurer pleinement ses missions.
Pour les répondants, un service public qui fonctionne bien repose d’abord sur la capacité à obtenir une réponse rapidement (44%), à trouver facilement un interlocuteur humain (40%) et à bénéficier d’une règle appliquée de manière équitable (38%). La possibilité de tout faire en ligne arrive loin derrière, citée dans seulement 14% des réponses.
Les services publics fonctionnent mal ? À qui la faute ?
- 53 % les salariés mettent principalement en cause les dirigeants politiques.
- 48% le manque de moyens.
La critique vise d’abord les choix d’organisation et de pilotage, plutôt que les personnels, comme l’indique que seuls 18 % considèrent que les agents administratifs sont responsables de mauvais fonctionnements du service public .
Les agents sont eux aussi confrontés à une dégradation de leur situation. Moins bien rémunérés que les autres salariés, ils voient leur pouvoir d’achat et l’attractivité de leurs métiers se dégrader. La revalorisation du point d’indice est donc indispensable!
Le privé n’est pas le recours
C’est bien un investissement dans les services publics qui permettra d’améliorer la qualité du service rendu à la population. C’est ce qui apparait dans cet indice quand plus d’un salarié sur deux (59 %) pense que le recours au privé n’améliorera pas les choses.