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Remettre nos droits aux vacances sur les rails !

Bien que le pouvoir d’achat demeure une préoccupation majeure, les salariés restent très attachés à leurs congés payés. Selon l’Indice UNSA du moral des salariés de juillet 2026, près de trois quarts des personnes interrogées (73 %) refusent de sacrifier une semaine de congés payés en échange d’une compensation financière. Dans le même temps, la hausse des prix conduit de nombreux actifs à revoir leurs projets de vacances, à arbitrer leurs dépenses et, dans une certaine mesure, à repenser leurs modes de déplacement. Quant au billet « congé annuel » de la SNCF, il reste largement méconnu.

73% des salariés refusent de renoncer à une semaine de congés payés contre compensation financière

Interrogés sur la possibilité de renoncer à une semaine de congés payés contre une compensation financière versée par leur employeur, 73 % des salariés s’y opposent. À l’inverse, seuls 27 % se déclarent prêts à accepter cette proposition.

La hausse des prix modifie les projets de vacances

L’inflation conduit une majorité de salariés à adapter ses vacances. Lorsque l’on cumule les trois réponses possibles, l’ampleur de ces ajustements apparaît clairement :

  • 70 % déclarent privilégier des vacances moins chères ;
  • 53 % prévoient des vacances moins longues ;
  • 49 % choisissent des destinations moins éloignées ;
  • 45 % renoncent à partir ou limitent leurs congés au minimum.

Les arbitrages portent d’abord sur les dépenses de loisirs

Pour préserver leur départ en vacances, les salariés réduisent en priorité les dépenses les moins essentielles.

Les résultats cumulés montrent que :

  • 83 % limitent les achats plaisir (shopping, souvenirs, achats de loisirs) ;
  • 75 % réduisent leurs dépenses dans les restaurants, bars et brasseries ;
  • 55 % diminuent les sorties et excursions ;
  • 50 % choisissent un hébergement moins coûteux.

Des inégalités marquées entre les femmes et les hommes

Les hommes sont plus nombreux à déclarer que l’inflation ne modifie pas leurs projets de vacances : 41 %, contre 28 % des femmes.

Les femmes indiquent davantage devoir adapter leurs congés en privilégiant des vacances moins chères 30 %, contre 22 % des hommes, ou en renonçant à partir, ou en limitant leurs congés au minimum 20 %, contre 15 %.

Oui au train, à condition qu’il soit moins cher

Les salariés se montrent également ouverts à des modes de transport plus durables, mais cette évolution dépend largement du coût.

Ainsi, 60 % déclarent pouvoir envisager de voyager en train plutôt qu’en voiture individuelle lors de leurs prochains congés. Toutefois, cette ouverture reste très conditionnelle : 34 % n’accepteraient de choisir le train que si son coût était inférieur à celui de la voiture pour un trajet équivalent. Seuls 26 % se disent prêts à privilégier le train sans condition.

Le billet « congé annuel » de la SNCF reste largement méconnu

70 % des salariés déclarent n’avoir jamais entendu parler du billet congé annuel.

Seuls 3 % indiquent en bénéficier effectivement, révélant un dispositif encore largement sous-utilisé.

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