Mobilisation sociale : pour l’UNSA, seule une réponse globale et forte permettra de répondre à la colère.

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La réussite des mobilisations d’hier démontre que la crise sociale est profonde et touche l’ensemble du territoire. Partout, les salariés, les agents de la Fonction publique, les étudiants et les lycéens se sont mobilisés pour faire entendre leur voix et réclamer davantage de justice fiscale et sociale, ainsi que des mesures concrètes en faveur du pouvoir d’achat.

La baisse du pouvoir d’achat touche l’ensemble des travailleurs. Ainsi, le salaire mensuel de base dans le secteur privé a reculé de 1,1 % sur un an, comme l’a annoncé le ministre du Travail. Les cadres ne sont pas épargnés, avec une baisse de leur pouvoir d’achat estimée à 3,6 %. Quant aux fonctionnaires, ils subissent le gel du point d’indice depuis 2023.

Pour apaiser la colère sociale, l’UNSA ne cesse de le répéter : il faudra apporter des réponses fortes, rapides et globales.

L’UNSA demande que le Premier ministre :

– annonce dès lundi une anticipation de la revalorisation du SMIC au 1er décembre, au lieu du 1er janvier, accompagnée d’un coup de pouce significatif.

– s’engage à suivre attentivement les négociations annuelles les salaires dans les branches professionnelles et les entreprises, et se tenir prêt à agir sur les aides publiques accordées aux entreprises si celles-ci ne prennent pas la mesure des attentes légitimes de leurs salariés.

En parallèle, l’État doit montrer l’exemple en annonçant une mesure générale pour la Fonction publique dès le 1er décembre. Les employeurs publics ne peuvent pas demander des efforts aux autres sans montrer eux-mêmes l’exemple.

Le Premier ministre doit également s’engager à renoncer aux mesures qui fragiliseraient davantage les ménages les plus modestes. Cela passe notamment par l’abandon du projet de gel des aides personnalisées au logement (APL), de toute baisse de l’allocation de rentrée scolaire, qui constitue un soutien indispensable pour les familles les plus précaires, ainsi que du projet visant à instaurer des délais de carence pour l’accès des étrangers aux APL et aux allocations familiales. Pour l’UNSA, il serait incompréhensible de prétendre répondre à la crise sociale tout en réduisant les droits et les aides de celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Enfin, concernant la jeunesse et le monde de l’éducation, des réponses fortes sont également indispensables. Elles doivent aller bien au-delà des mesures déjà annoncées et répondre à la profondeur des attentes exprimées par les lycéens, les étudiants et l’ensemble de la communauté éducative.

Pour l’UNSA, il ne peut y avoir de réponses partielles, de mesures isolées ou de traitement différencié des revendications. On ne peut opposer les salariés du privé aux agents publics, les travailleurs aux retraités, ni les salariés aux jeunes.

La profondeur de la crise sociale exige une réponse d’ensemble, à la fois rapide, forte et cohérente, qui réponde aux attentes en matière de pouvoir d’achat, de justice fiscale et sociale, de services publics et de perspectives pour la jeunesse.

Quelques annonces ponctuelles ne suffiront pas à répondre à la colère qui s’exprime dans tout le pays. C’est bien sûr la capacité du Premier ministre à apporter des réponses concrètes et globales que seront jugées les annonces de lundi.

C’est à l’aune de ces annonces, de leur portée et de leur cohérence que l’UNSA prendra position, lundi, sur les suites à donner au mouvement social.

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