L’inflation repart à la hausse en août 

En août 2026, les prix ont augmenté de 0,7 % sur un mois, après + 0,6 % en juillet. Cette hausse s’explique par le rebond saisonnier des prix des produits manufacturés, notamment ceux de l’habillement et des chaussures (+7,3 %) consécutif à la baisse liée aux soldes d’été du mois de juillet. L’inflation des prix de l’énergie accélèrent (+3,4 %) tirés par ceux des produits pétroliers (+5,6 %). Les prix de l’alimentation croissent de 0,4 % en raison de l’augmentation de ceux des produits frais (+2,9 %).

Sur un an, l’indice des prix à la consommation progresse de 2,4 % (p.9 et p.31 des annexes). Cette accélération s’explique principalement par la hausse des prix de l’énergie (+16,7 %). Ainsi, les prix du carburant ont crû de 27,5 % et ceux du gaz de 14,3 % (p.33 des annexes). L’alimentation voit ses prix augmenter de 1,2 % mais ceux des produits frais croissent de 5,9 %, notamment les légumes frais à feuilles ou à tiges (salades, endives…+21,3 %) et les légumes frais à fruits (tomates, courgettes…+22,3 %).

Selon l’estimation provisoire de l’INSEE, l’inflation aurait atteint 3 % sur un an en septembre, une nouvelle fois tirée par une accélération de la hausse des prix de l’énergie et des produits frais.

Des dividendes exceptionnels versés par les entreprises françaises début 2026 

Selon Janus Henderson, les principales entreprises françaises ont distribué 61 milliards d’euros de dividendes au deuxième trimestre 2026. Cela place la France au premier rang européen et au deuxième rang mondial derrière les États-Unis (156 milliards d’euros). 

Les entreprises françaises qui ont versé le plus de dividendes sont Sanofi, AXA et le groupe Bolloré avec respectivement 5, 4,9 et 4,2 milliards d’euros. En ajoutant, les 3 milliards d’euros versés au premier trimestre, c’est donc 64 milliards d’euros de dividendes qui ont été distribués au premier semestre par les plus grandes entreprises françaises.

En comparaison, celles-ci avaient versé 74,2 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2024 (p.66 des annexes). 

Le gouvernement revoit ses prévisions économiques 

Dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2027, le gouvernement a ajusté ses prévisions économiques pour 2026 et 2027. Dans le sillage de l’INSEE et de la Banque de France, la croissance économique anticipée pour 2026 est revue à la baisse, à 0,5 %, contre 1 % prévu précédemment (p.4 et p.10 des annexes). Pour 2027, elle pourrait enregistrer un léger rebond, pour atteindre 1 %.

Ce ralentissement économique, dû en partie aux effets de la guerre au Moyen-Orient, conduit également le gouvernement à revoir sa trajectoire de finances publiques. Le déficit public pourrait être de 5,4 % du PIB en 2026, en hausse de 0,3 point par rapport à 2025. L’objectif affiché dans le PLF est une réduction à 5 % du PIB en 2027 (p.5 et p.17 des annexes). Dans le même temps, la dette publique grimperait à 119,3 % du PIB en 2026 et à 121,7 % en 2027.

Après 0,9 % en 2025, l’inflation accélérerait à 2,1 % en 2026 et pourrait ralentir en 2027 à 1,8 % (p.8 et p.28 des annexes). Côté emploi, l’INSEE et la Banque de France anticipe une hausse du taux de chômage, à 8,6 % en fin d’année 2026 contre 8,3 % au second trimestre.

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L’essentiel de l’éco septembre 2026

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