Revalorisation des pensions Agirc-Arrco : il est temps de revoir les règles

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Les pensions de retraite complémentaire des 14 millions de retraités du secteur privé seront revalorisées de 1,4 % le 1er novembre.
Avec une prévision d’inflation de 2 % en 2026 et compte tenu des règles actuelles du régime, cette augmentation aurait pu atteindre 1,9 %.
Après une année sans revalorisation, l’UNSA souhaitait un geste significatif en faveur du pouvoir d’achat des retraités.
Le régime dispose en effet de réserves financières suffisantes pour envisager une augmentation plus importante des pensions, sans aucun risque pour sa pérennité.
Pour l’UNSA, dans un contexte où l’inflation continue de peser sur le budget des ménages et où de nombreux retraités rencontrent des difficultés pour préserver leur pouvoir d’achat, il aurait été légitime de retenir une revalorisation plus ambitieuse.
Malheureusement, les organisations patronales n’ont pas souhaité s’engager dans cette voie. L’UNSA le déplore.
Cette décision illustre les limites des règles actuelles de revalorisation des pensions complémentaires. Celles-ci ne doivent pas conduire à faire du pouvoir d’achat des retraités une variable d’ajustement, alors que la situation financière du régime permettrait de mieux les protéger.
Pour l’UNSA, il est temps de revoir les règles de revalorisation des pensions Agirc-Arrco afin de mieux prendre en compte l’évolution réelle du coût de la vie et de garantir le pouvoir d’achat des retraités.
Cette révision doit également porter sur les modalités de décision. Il n’est pas acceptable qu’en l’absence d’accord entre partenaires sociaux, les pensions puissent rester gelées. Le désaccord ne doit jamais se traduire par une absence totale de revalorisation, dont les retraités sont les premières victimes. L’UNSA demande la mise en place d’un mécanisme automatique de revalorisation minimale, applicable en l’absence d’accord, afin de garantir une évolution des pensions tout en préservant la possibilité pour les partenaires sociaux de négocier une augmentation plus favorable.
La bonne gestion du régime et la constitution de réserves doivent aussi bénéficier à celles et ceux qui ont cotisé tout au long de leur vie professionnelle. La solidité financière de l’Agirc-Arrco doit être mise au service des retraités, et non devenir une fin en soi.
