Mois sans tabac : un défi collectif pour gagner en santé

Crédit image : Magnific

À partir du 1er novembre, le Mois sans tabac revient pour sa 11ème édition. Cette campagne nationale, portée par les acteurs de la santé publique, invite les fumeur·euse·s à relever un défi simple mais déterminant : arrêter de fumer pendant 30 jours pour augmenter durablement leurs chances de se libérer du tabac.

Depuis son lancement en 2016, l’opération a mobilisé 2,5 millions de participant·e·s et contribué à faire de l’arrêt du tabac un enjeu collectif. Car malgré les progrès enregistrés ces dernières années, le tabagisme demeure la première cause de décès évitable en France et continue d’avoir des conséquences majeures sur la santé de la population.

Pour l’UNSA, cette réalité rappelle l’importance d’une politique de prévention ambitieuse, fondée sur l’information, l’accompagnement et l’accès aux soins. La lutte contre le tabagisme ne peut se limiter à la sensibilisation : elle doit s’inscrire dans une stratégie globale visant à réduire durablement les comportements à risque.

Prévenir, accompagner… et agir sur les leviers efficaces

Pour l’UNSA, aider les personnes qui souhaitent arrêter de fumer est une priorité. C’est tout l’intérêt du Mois sans tabac, qui met gratuitement à disposition des outils concrets : kit personnalisé, programme d’accompagnement, application Tabac info service, ressources pratiques, soutien collectif et accès aux conseils d’un·e tabacologue via le 39 89. Les traitements nicotiniques de substitution, pris en charge par l’Assurance maladie et les complémentaires santé avec la possibilité d’être prescrits par les médecins du travail, constituent également un appui pour réussir son sevrage.

Mais l’accompagnement, aussi indispensable soit-il, ne peut suffire à lui seul. Pour être efficace, la prévention doit s’inscrire dans une politique globale mobilisant l’ensemble des leviers disponibles.

C’est notamment le sens de la fiscalité comportementale que l’UNSA défend depuis plusieurs années. Face aux conséquences sanitaires, sociales et économiques du tabac, ces seules campagnes ne peuvent répondre à l’ampleur des enjeux. L’augmentation régulière de la fiscalité sur le tabac a démontré son efficacité pour réduire la consommation et prévenir l’entrée dans le tabagisme, en particulier chez les plus jeunes.

Pour l’UNSA, l’objectif n’est pas de stigmatiser les fumeur·euse·s, mais de rendre les produits les plus nocifs moins attractifs tout en favorisant des comportements plus favorables à la santé. Les recettes dégagées doivent aussi renforcer les actions de prévention, améliorer l’accompagnement vers le sevrage et lutter contre les inégalités sociales de santé qui touchent particulièrement les populations les plus fragiles.

À l’occasion de cette nouvelle édition du Mois sans tabac, l’UNSA encourage toutes celles et tous ceux qui souhaitent réduire ou arrêter leur consommation à franchir le pas. Chaque tentative compte et les bénéfices sont réels : 30 jours sans fumer multiplient par cinq les chances d’arrêter durablement.

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