La pauvreté est restée à un niveau élevé en 2024

Selon l’INSEE, le taux de pauvreté est resté stable en 2024 par rapport à l’année précédente mais conserve son plus haut niveau depuis qu’il est calculé, à 15,4 %. Cela signifie que 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 1 337 euros pour une personne seule et à 2 807 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans (p.13).

A noter que dans ce total, ne sont pas pris en compte, notamment, les personnes vivant dans les départements d’Outre-mer (DOM). Les données d’Eurostat, dans lesquelles ces dernières sont inclues (hors Mayotte), estimaient le taux de pauvreté en France à 16,3 %.

La pauvreté touche davantage les femmes que les hommes (15,8 % contre 14,9 %), les chômeur·euses (36,1 %), les familles monoparentales (34 %), les personnes seules (20,2%) et immigrées (32,8 %).

A l’inverse, les actif·ves occupé·es, les retraité·es ou les couples sans enfant connaissent des taux de pauvreté inférieurs à la moyenne (p.55 des annexes).

Une inflation toujours tirée par les prix de l’énergie

En juillet 2026, sur un mois, les prix ont augmenté de 0,6 % après avoir baissé de 0,3 % en juin. Le rebond s’explique par la hausse saisonnière des prix des services, en particulier de transport (+10,9 %) et d’hébergement (+12,7%), ainsi que par une nouvelle tendance haussière des prix de l’énergie. En revanche, les prix des produits manufacturés ont diminué en raison des soldes d’été, notamment ceux de l’habillement et chaussures (-9,8 %).

Selon l’INSEE, sur un an, le taux d’inflation atteint 2,1 % en juillet après 1,8 % en juin (p.9 et p.31 des annexes). Ce regain provient surtout de l’évolution des prix de l’énergie (+12,8 %) et des services (+2,2 %). Les prix des carburants augmentent de 19,9 % et ceux du gaz de 17,7 %. Par ailleurs, après de fortes baisses en 2025, les services de téléphonie mobile connaissent une hausse de près de 30 % sur un an. A noter également, la croissance des prix des services de garde d’enfant, qui atteint 17,7 % (p.33 des annexes).

Le chômage poursuit sa hausse

Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage s’est établi à 8,3 % de la population active, en hausse de 0,2 point par rapport au trimestre précédent (p.12 et p.37 des annexes). On compte près de 2,7 millions de chômeur·euses, soit 62 000 de plus que début 2026.

Le chômage augmente pour toutes les tranches d’âge et atteint 21,6 % pour les 15-24 ans, en augmentation de 0,4 point sur le trimestre et de 2,5 points sur un an. De plus, la part des jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (NEET) est stable, à 13,3 % (p.41 des annexes).

Parmi les personnes non considérées comme étant au chômage, près de 1,9 million souhaitent travailler mais n’ont pas recherché d’emploi ou ne sont pas disponibles pour travailler. Elles forment ce qu’on appelle le halo autour du chômage (p.40 des annexes).

S’agissant des personnes en situation de handicap, en 2025, leur taux de chômage atteignait 11,5 %, contre 12 % en 2024. Si celui des hommes a diminué, pour passer de 14% à 12,2 %, il a augmenté chez les femmes, atteignant 10,8 % après 10 % en 2024 (p.11 et p.42 des annexes).

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L’essentiel de l’éco juillet-août 2026

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