L’inflation continue d’augmenter en mai

En mai 2026, sur un mois, les prix ont augmenté de 0,1 % après 1,0 % en avril. Cette légère hausse s’explique par les prix de l’énergie (+0,6 %), portés par ceux du gaz (+10,3 %) et par la croissance des prix de l’alimentation (+0,3 %) notamment des produits frais (+1,9 %). Ces augmentations sont compensées par la baisse des prix des produits pétroliers (-1,9 %).

Sur un an, l’indice des prix à la consommation a évolué de 2,4 % en mai (p.9 et p.31 des annexes) après 2,2 % en avril. La hausse provient en particulier des prix de l’énergie (+16,6 %), ceux du gaz augmentant de 11,3 % (p.9 et p.33 des annexes), tandis que les prix du carburant étaient toujours supérieurs de 29,2% par rapport à mai 2025. L’inflation calculée pour le 20 % des ménages les moins aisés s’est quant à elle établie à 2,6 %.

Les données provisoires pour le mois de juin font état d’un ralentissement de la hausse des prix, qui aurait atteint 1,8 % sur un an.

Dans sa récente note de conjoncture, l’INSEE prévoit un taux d’inflation de 2 % en 2026 en moyenne annuelle.

Le pouvoir d’achat risque à nouveau de baisser en 2026

Le regain d’inflation déclenché par la guerre au Moyen-Orient va peser sur le pouvoir d’achat des ménages en 2026.

On le remarque déjà sur les indicateurs du salaire mensuel de base (SMB) dans le secteur privé. Entre début 2025 et début 2026, le pouvoir d’achat du SMB a stagné (p.51 des annexes) alors qu’il était en croissance constante depuis au moins fin 2023. Si l’on regarde son évolution par catégorie socio-professionnelle, seul celui des cadres a légèrement augmenté sur un an (+0,2 %).

En prenant en compte l’ensemble des revenus des ménages et les prélèvements sociaux et fiscaux, le pouvoir d’achat du revenu disponible baisserait à nouveau en 2026, de 0,3 % après -0,4 % en 2025. La hausse de la prime d’activité en avril, du SMIC en juin ou encore l’aide aux « gros rouleurs » mise en place récemment ne comblant pas le surcroît d’inflation.

Si l’on s’intéresse au revenu disponible en fonction de la composition des ménages, ce que l’on appelle le niveau de vie, le pouvoir d’achat de ce dernier reculerait encore davantage en 2026, de 0,7 % après -0,8 % en 2025 (p.54 des annexes).

La baisse des émissions de gaz à effet de serre en France ralentit en 2025

Le rapport Secten publié par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA) en juin 2026, fait état d’une estimation de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France en 2025.

Les émissions brutes de GES, après avoir reculées de 3 % en 2024, auraient diminué de 2,1 % en 2025 passant de 367 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2e) à 359 Mt CO2e.

Ce ralentissement de la baisse des émissions de GES conduit le CITEPA à indiquer que le rythme de réduction devra s’accélérer sur les prochaines années pour atteindre l’objectif de la dernière stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), dont les décrets d’application devraient être publiés durant le mois de juillet. Celle-ci fixe un niveau d’émissions de GES à 342 Mt CO2e par an pour la période 2024-2028.

Si l’on intègre les puits de carbone[1], les émissions nettes de GES ont atteint 322 Mt CO2e en 2025, en baisse de 2,4 % sur un an (p.3).


[1] Un puits de carbone est un réservoir naturel ou artificiel qui stocke le CO2 en dehors de l’atmosphère (dans le bois, l’eau, les sols…).

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L’essentiel de l’éco juin 2026

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