Arrêts de travail : des nouvelles règles qui oublient l’essentiel, l’accès aux soins

L’UNSA prend acte de l’entrée en vigueur ce 1er septembre, des nouvelles règles encadrant les arrêts de travail. Désormais, un arrêt maladie ne pourra plus dépasser 31 jours pour une première prescription et chaque prolongation ne pourra excéder 62 jours. Pour l’UNSA, ces règles ne peuvent être appliquées sereinement que si chaque assuré·e peut obtenir un rendez‑vous médical à l’issue de son arrêt. Dans de nombreux territoires touchés par les déserts médicaux, cette simple condition n’est pas remplie et les travailleur·euse·s se retrouvent exposé·e·s à des ruptures de prise en charge et à une insécurité qui n’a rien d’acceptable.
Evidence trop souvent oubliée, un arrêt de travail n’est jamais auto‑prescrit. Il résulte d’une décision médicale, prise par un·e professionnel·le de santé, fondée sur l’état de santé du patient, ses besoins et les conditions de son retour au travail. Stigmatiser les personnes malades ou laisser entendre qu’elles seraient responsables d’un usage excessif des arrêts ne répond en rien aux défis auxquels notre système est confronté. Cela détourne l’attention des véritables enjeux, ceux qui devraient guider toute réforme : l’accès aux soins, la prévention et les conditions de travail.
Pour l’UNSA, replacer la prévention au cœur de notre système d’assurance maladie est indispensable. C’est le levier le plus efficace pour améliorer durablement la santé, prévenir les maladies chroniques, réduire les arrêts de longue durée et favoriser le maintien dans l’emploi. Cette ambition doit se traduire concrètement dans les organisations, où la prévention primaire doit redevenir une priorité, en mobilisant les employeurs, les services de santé au travail et les représentant·e·s du personnel.
L’UNSA appelle donc le gouvernement à garantir l’accès aux soins et à engager un plan d’urgence contre les déserts médicaux avant toute application stricte de nouvelles règles. Notre organisation restera pleinement mobilisée pour défendre un système de protection sociale juste, accessible et respectueux des réalités vécues par les travailleur·euse·s.
