Milices d’extrême droite : l’État doit agir et protéger

Crédit image : Magnific

Lors des mobilisations du 24 octobre, des violences commises par des milices et groupuscules d’extrême droite contre des manifestantes et des manifestants ont été signalées dans de nombreuses villes. Les images et les témoignages recueillis sont particulièrement inquiétants.

Des groupes de plusieurs dizaines de personnes parfois cagoulées et dans tous les cas bien identifiables dans leur appartenance à des mouvances identitaires, ont pu agresser violemment des participantes et des participants et circuler librement dans l’espace public. Ceci alors même que les cortèges et les possibilités de manifester faisaient l’objet de restrictions. Cette situation soulève de sérieuses questions sur les dispositifs mis en place.

Pour l’UNSA, les actes commis sont inacceptables. Le gouvernement doit réagir sans délai et garantir la sécurité des manifestantes et des manifestants.

La sécurité des citoyennes et des citoyens qui exercent leur droit de manifester relève de la responsabilité de l’État. Il ne peut pas faillir à cette mission. Les auteurs de ces violences doivent être identifiés et sanctionnés. Nous ne voulons pas revoir de telles scènes lors des prochaines mobilisations : les réponses qui s’imposent doivent être apportées.

L’UNSA a affirmé après le 17 octobre sa condamnation sans réserve de toutes les violences commises. Il ne saurait en être autrement face à ces groupes identitaires qui défient l’État de droit et menacent notre pacte républicain.

À la veille de nouvelles manifestations, l’UNSA exige donc que le gouvernement prenne toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des cortèges.

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