Retraite des femmes : des avancées à consolider

Depuis le 1er septembre, plusieurs mesures améliorent les droits à la retraite liés à la parentalité. Elles ont un impact important pour les femmes, dont les carrières restent davantage affectées par l’arrivée des enfants.
Les évolutions :
- le calcul de la pension est amélioré pour les parents. Au lieu de 25 jusqu’à présent, sont désormais retenues les 24 meilleures années pour les parents d’un enfant et les 23 meilleures à partir de deux enfants ;
- jusqu’à deux trimestres accordés au titre des enfants peuvent être pris en compte pour la retraite anticipée pour carrière longue, ce qui peut permettre à certaines femmes ayant commencé à travailler jeunes de partir plus tôt ;
- dans la fonction publique, nouvelle bonification d’un trimestre par enfant né à partir du 1er janvier 2004, à condition d’avoir accouché après le recrutement dans la fonction publique.
Pour l’UNSA, ces mesures vont dans le bon sens. Elles permettent de mieux compenser les conséquences de la maternité et de la parentalité sur les carrières et donc sur le niveau des pensions.
Mais les inégalités de pension se construisent bien avant le départ en retraite. Écarts de salaires, temps partiel subi ou contraint, interruptions de carrière, moindre progression professionnelle, sous-valorisation des métiers à prédominance féminine : les femmes continuent d’en payer le prix tout au long de leur parcours professionnel.
Pour l’UNSA, il faut donc agir en amont : favoriser l’accès au temps plein, garantir l’égalité des salaires et des carrières et mieux valoriser les métiers à prédominance féminine.
La transposition de la directive européenne sur la transparence des rémunérations doit notamment être l’occasion d’agir réellement sur les écarts salariaux et de renforcer les obligations des employeurs.
Réparer les conséquences des inégalités, c’est bien. S’attaquer à leurs causes, c’est mieux.
