IVG : un droit à défendre, un accès à garantir

À l’occasion de la Journée internationale pour le droit à l’avortement, le 28 septembre, l’UNSA réaffirme son engagement féministe. Décider d’avoir ou non un enfant est une liberté fondamentale, indispensable à la santé, à l’égalité et à l’autonomie économique des femmes.
Faire face aux attaques contre l’IVG
Partout où l’avortement est interdit ou restreint, les personnes qui souhaitent interrompre une grossesse sont exposées à davantage de risques. Les attaques passent aussi par la désinformation et par des campagnes qui cherchent à remettre en cause la liberté de choisir.
En septembre, une exposition anti-avortement organisée par un euro-député d’extrême droite au Parlement, à Strasbourg, a été dénoncée par plusieurs groupes parlementaires en demandant à « veiller à ce que les espaces du Parlement ne soient pas utilisés pour promouvoir des campagnes qui portent atteinte aux droits fondamentaux des femmes ».
Garantir des soins accessibles partout
En France, l’inscription de la liberté de recourir à l’IVG dans la Constitution, en 2024, est une victoire que l’UNSA réclamait. Encore faut-il pouvoir exercer cette liberté. Les distances à parcourir, les délais de rendez-vous et le manque de structures ou de professionnel·les peuvent compliquer l’accès aux soins.
L’UNSA demande des moyens humains et financiers pérennes pour les structures pratiquant l’IVG et les centres de santé sexuelle. Chaque personne doit pouvoir recevoir une information fiable, accéder rapidement à une prise en charge et disposer d’un véritable choix entre les méthodes d’IVG adaptées à sa situation. L’UNSA revendique également la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG.
Lever les obstacles au travail
Une consultation ou une intervention ne se programme pas toujours en dehors des heures de travail. Pour les salariées et les agentes aux horaires imposés, en emploi précaire ou éloignées d’un lieu de soins, s’absenter peut devenir un obstacle de plus.
Pour l’UNSA, l’accès à l’IVG ne doit entraîner ni perte de rémunération, ni pression professionnelle, ni atteinte à la confidentialité médicale. Les droits permettant de s’absenter pour les rendez-vous et les soins doivent être renforcés dans le secteur privé comme dans la fonction publique, sans obligation de révéler à l’employeur le motif médical de la démarche. La santé reproductive doit trouver toute sa place dans le dialogue social et les politiques de santé au travail.
Informer et protéger les droits en Europe
L’UNSA demande la mise en œuvre effective de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, avec les moyens et la formation nécessaires pour les personnels. Connaître ses droits, accéder à la contraception et disposer d’une information fiable sont essentiels pour faire des choix libres.
Avec la Confédération européenne des syndicats, l’UNSA demande l’inscription du droit à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Le 28 septembre, elle appelle à rejoindre les mobilisations pour défendre ce droit et obtenir les moyens de le rendre effectif, quel que soit son lieu de vie ou sa situation professionnelle.
