Déconfinement : l’UNSA rappelle ses exigences

L’UNSA prend acte de la priorité affichée de garantir la santé et la sécurité des travailleurs. L’UNSA qui le demande depuis plus de 15 jours dans une tribune "Après la crise, un monde à repenser" et qui l’a indiqué lors des discussions avec l’exécutif, attend désormais des actes et les arbitrages précis du gouvernement.

 À partir du 11 mai, en plus de ceux qui sont déjà aujourd’hui en première et seconde lignes, de plus en plus de salariés reprendront progressivement le travail en présentiel.
Le respect des conditions d‘hygiène et de sécurité optimales pour les salariés et les agents, ne pourra se faire sans la mobilisation de tous les acteurs.
C’est en associant, dans un dialogue social sincère et constructif, les syndicats dans les entreprises et les administrations à la co-construction du process de déconfinement que nous pourrons y parvenir.

La négociation d’accord de reprise et de poursuite d’activité intégrant la sécurité, l’organisation du travail et l’information, doit être au cœur de la démarche.
L’UNSA a mobilisé ses structures dans les branches et les entreprises en ce sens dès la semaine dernière.

 • Sécurité : pour l’UNSA, la reprise de l’activité ne pourra se faire que dans le respect des gestes barrières, avec les équipements et les protections adaptés à la sécurité et à la santé des travailleurs ou des publics accueillis.

 • Organisation du travail : pour l’UNSA, les organisations du travail devront être revues pour protéger les salariés et les agents afin de limiter la circulation et les risques d’exposition au virus. L’UNSA a proposé que le télétravail (même partiel) puisse se poursuivre pour limiter les déplacements, là aussi en prenant en compte les besoins et la santé des travailleurs.

 • Information : pour l’UNSA, les accords devront préciser les modalités et les contenus de l’information donnée aux salariés et aux agents tels le déploiement et l’appropriation des équipements de protection, la mise en œuvre des gestes barrières, l’explicitation des nouvelles organisations du travail. Des cellules de suivi composées des représentants de la direction et des syndicats devront être mises en œuvre localement.

 Pour le secteur privé, l’UNSA réitère sa proposition que, les Observatoires du dialogue social soient, sur les territoires, les vigies de proximité de la reprise d’activité.

 Par ailleurs, certaines mesures de protections concernent les déplacements domicile-travail et donc la protection de la population en général. En conséquence, les masques « grand public » annoncés devront être au rendez-vous et la mobilisation logistique pour leur distribution devra être générale.

 Les pouvoirs publics, les partenaires sociaux, les associations, les collectivités locales, ont chacun leur part à prendre dans ce cadre, l’UNSA prendra la sienne.

Laurent Escure
secrétaire général de l’UNSA

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