L’UNSA présente à la présentation du 25ème rapport sur l’état du mal logement en France établi par la Fondation Abbé Pierre

 
L’UNSA, représentée par Rachel Brishoual, secrétaire nationale en charge du secteur Logement, partage les constats d’une situation insatisfaisante : augmentation du sans-abrisme, état d’insalubrité, d’indignité et de dangerosité d’un grand nombre de logements locatifs en grande partie occupés par des locataires qui n’ont pas d’autre choix entre un marché privé inabordable pour leurs revenus et un nombre insuffisant d’offre de HLM, notamment en PLAI.

La présentation de ce rapport était l’occasion de faire le point sur les différents plans et programmes concernant le logement et participant de la résorption du mal-logement, tels que le plan quinquennal pour le « logement d’abord », la stratégie pauvreté ou encore le Crédit d’impôt pour la transition énergétique, qui peinent à améliorer la situation. L’ensemble des acteurs conviennent qu’il est urgent et nécessaire de changer d’échelle .
Pour ce faire, l’UNSA appelle à une politique du logement ambitieuse et est favorable à l’inscription de la politique du logement dans une loi de programmation qui permettrait à l’Etat, en concertation avec le niveau local, de définir des objectifs chiffrés notamment en matière de construction de logements sociaux, de logements intermédiaires, de logements en accession, de résorption ou réhabilitation de l’habitat insalubre et de la précarité énergétique.
L’UNSA préconise des outils tels que des observatoires du logement et de l’habitat pour faciliter leur mise en œuvre dans le cadre d’un PLH-PLU, l’État conservant les missions de solidarité nationale et de régulation globale, à savoir la gestion des aides personnelles au logement, la loi DALO, l’hébergement et le respect de l’article 55 de la loi SRU, les normes de constructions et la réglementation des rapports locatifs. Les intercommunalités, quant à elles, sont le niveau géographique pertinent en matière de politique du logement , indissociable de la politique du transport.
L’UNSA appelle les candidats aux élections municipales à faire du logement la priorité numéro un des politiques de la ville en résorbant l’habitat indigne et en construisant un nombre suffisant de logements sociaux.

L’UNSA affirme que la rénovation du parc de logements anciens des particuliers est un enjeu prioritaire, la précarité énergétique s’ajoutant trop souvent à la précarité sociale, met de nombreux ménages dans l’impasse financière.

La mise en location de logements décents à des conditions tarifaires raisonnables nécessite d’encadrer les relations locataires/bailleurs, surtout dans le parc privé, et de prendre des mesures coercitives contre les marchands de sommeil.

L’UNSA réaffirme que l’encadrement des loyers est une avancée positive indispensable dans les zones tendues qu’il convient d’étendre par la mise en place d’observatoires des loyers.

L’UNSA souhaite une étude d’impact des aides publiques, qui permettrait de réactualiser les objectifs dans la construction de logement au vu des nouveaux besoins.

L’UNSA rappelle que le logement est un droit fondamental participant à l’accès à d’autres droits tels que la santé, l’emploi, l’éducation,... au cœur de la cohésion sociale de la nation .

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