« Violences policières illégitimes » : l’UNSA a voté contre la déclaration adoptée par la CNCDH

 
Mardi 28 janvier 2020 se tenait la plénière de la Commission Nationale Consultative pour les Droits de l’Homme (CNCDH).
 
A cette occasion, a été adoptée une déclaration portant sur les « violences policières illégitimes ».

L’UNSA, qui était représentée par Emilie Trigo, secrétaire nationale, s’est opposée à l’adoption d’un texte rédigé sans auditionner les représentants des organisations syndicales de police ou l’IGPN, et globalement à charge contre les représentants des forces de l’ordre.

L’UNSA a rappelé qu’elle s’oppose à toutes les formes de violences, contre les biens, les personnes et les symboles, et que les premières victimes de celles-ci en France depuis 2016, sont majoritairement des policier.e.s.

Les membres des forces de l’ordre, qui outrepassent le cadre républicain de leurs missions et s’adonnent à des faits de violences illégitimes sont poursuivis et jugés immédiatement, et l’UNSA approuve cette démarche.

En revanche, l’UNSA apporte son soutien plein et entier aux milliers de femmes et d’hommes membres des forces de l’ordre qui se retrouvent en première ligne depuis plusieurs années, et qui sont aujourd’hui pointés du doigts par les institutions de la République censées défendre les droits de l’homme.

L’UNSA a alors proposé, lors de la réunion plénière de la CNCDH, que soit retirée cette déclaration, et s’est engagée à travailler à l’élaboration et à la rédaction d’un avis plus approfondi, adossé à l’audition des diverses parties, et qui serait rendu d’ici le mois de juillet 2020.

L’UNSA a donc voté contre cette déclaration qui, finalement adoptée par 20 voix pour, 14 contre et 6 abstentions, a perdu beaucoup de sa force.

Bagnolet le 6 février 2020

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