Dette de la Sécu : l’État doit prendre ses responsabilités

Depuis mars, l’UNSA demande que la dette générée par la crise sanitaire soit intégralement prise en charge par l’État. Avec la deuxième vague et ses conséquences sur notre système de protection sociale, l’ UNSA appelle le Gouvernement à ouvrir des négociations en urgence sur ce dossier.

En septembre, le déficit prévisionnel de la Sécurité sociale pour l’année 2020 atteignait 44,4 milliards d’euros.
Mais avec la deuxième vague Covid, cette estimation serait déjà dépassée. Et pour cause, avec le re-confinement d’une partie de la population et la fermeture des commerces et services jugés non-essentiels, l’État doit déclencher à nouveau les dispositifs permettant des reports de cotisations sociales et l’accès au chômage partiel non soumis à cotisations sociales.
À cela s’ajoutent des dépenses de santé supplémentaires comme par exemple les 2,4 Md€ pour soutenir le secteur hospitalier.

Bref autant de recettes en moins et de dépenses supplémentaires pour les caisses de la Sécu !

Or depuis des mois, l’UNSA dénonce la gestion de la dette Covid. En faisant assumer à la Sécu les conséquences de mesures qui ne lui incombent normalement pas, et en transférant la dette à la Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale), le gouvernement la prive de ressources supplémentaires pourtant fortement utiles au regard des besoins actuels.

Face à cette situation et à une crise sanitaire partie pour durer, il faut donc reposer la question de la dette née de la gestion de la crise Covid.

À ce titre, l’ UNSA appelle le Gouvernement à ouvrir, en urgence, des négociations avec l’ensemble des parties prenantes sur ce point.

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