L’essentiel de l’éco, janvier 2026
Le secteur économie, emploi, formation professionnelle de l’UNSA propose chaque mois l’essentiel de l’éco, une synthèse des données utiles pour appréhender les problématiques économiques et sociales.
A retenir ce mois-ci !
L’inflation est quasi stable en décembre
Sur un an, l’indice des prix à la consommation augmente de 0,8 %, après + 0,9 % en novembre (p.18 des annexes). Ce ralentissement de la hausse des prix provient en particulier d’une baisse plus importante des prix de l’énergie (-6,8 %). Ceux des services augmentent de 2,1 %, ceux de l’alimentation de 1,1 % tandis que les prix des produits manufacturés baissent de 0,4 %.
A une échelle plus fine, sur un an, parmi les hausses importantes, nous pouvons citer les augmentations du prix du café et du chocolat en poudre (+17,8 % et +14,7 %), des consultations chez un médecin généraliste (+ 10,5%), des services de garde d’enfant (+9,5 %) ou encore des assurances habitation (+8,0 %). Parmi les baisses de prix notables, figurent l’électricité [1] (-14,2 %), les forfaits touristiques [2] (-7,4 %) et les téléphones portables (-6,8 %). (p.6 et p.19 et 20 des annexes)
Le nombre de demandeur·euses d’emploi continue d’augmenter
En France (hors Mayotte), au 4ème trimestre 2025, on compte 3,44 millions de demandeur·euses d’emploi inscrit·es à France Travail en catégorie A, soit une hausse de 2,6 % sur le trimestre et 6,8 % sur un an (p.9 et p.29 des annexes). Hors bénéficiaires du RSA et hors jeunes en CEJ, PACEA et AIJ [3] , la hausse est estimée par la Dares à 3,6 % sur le trimestre et 5,8 % sur un an.
En incluant les personnes ayant travaillé au cours du mois et tenues de rechercher un emploi (catégories B et C), le nombre d’inscrit·es à France Travail atteint 5,75 millions (+1,0 % sur le trimestre). Si l’on y ajoute les personnes non tenues de rechercher un emploi (Cat.D et E), celles en parcours social (Cat.F) et en attente d’orientation (Cat.G), ce chiffre grimpe à 7,56 millions (+ 0,7 % sur le trimestre).
Le PLF 2026 adopté au Parlement modifie les prévisions des comptes publics
Le PLF 2026, adopté finalement il y a quelques jours à l’Assemblée nationale via l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, a évolué depuis sa version initiale d’octobre 2025.
Les nouveaux arbitrages budgétaires, qui ont revu à la baisse certaines hausses de prélèvements obligatoires et à la hausse certaines dépenses publiques, conduisent à revoir l’évolution prévue du déficit public et de la dette publique.
Le premier projet de budget prévoyait un déficit public de 4,7 % du PIB en 2026 et une dette publique de 117,9 % du PIB. La version finale réhausse ces deux prévisions à 5 % du PIB et à 118,9 % du PIB, après 5,4 % et 115,9 % en 2025 (p.4 et p.9 des annexes). Dans le détail, le déficit des administrations centrales (Etat + organismes divers d’administration centrale) s’élèverait à 4,7 % du PIB, celui des collectivités territoriales de 0,4 % du PIB tandis que le budget des administrations de sécurité sociale serait en excédent de 0,1 % du PIB (p.12 des annexes).
Lien vers les annexes : https://www.unsa.org/Les-annexes-de-l-essentiel-de-l-eco-de-janvier-2026.html
