Aggravation des comptes de la Sécurité sociale : les assurés n’en sont pas responsables !

Bagnolet, le 30 septembre 2019 - Alors qu’en 2018, tout le monde se félicitait d’un retour à l’équilibre de la Sécurité sociale, l’euphorie aura été de courte durée.

Le déficit attendu est identique à celui connu en 2017, soit -5,4 milliards d’euros. Pis encore, celui-ci devrait connaitre sensiblement la même trajectoire pour 2020 (-5,1 milliards d’euros).

Ce coup d’arrêt brutal n’est pas dû aux comportements des assurés sociaux, mais bien aux choix budgétaires du Gouvernement.

En effet, suite à la crise des gilets jaunes, le Gouvernement a pris différentes mesures en faveur du pouvoir d’achat (désocialisation des heures supplémentaires, baisse du taux de CSG pour une partie des retraités, …) qui impactent les recettes de la Sécurité sociale. En 2019, c’est ainsi près de 2,7 milliards d’euros de manque à gagner pour la protection sociale que le Gouvernement aurait dû compenser conformément à la loi Veil de 1994.

Cette non compensation vient fortement dégrader le déficit des branches d’assurance maladie et vieillesse.

Pour l’UNSA, cette situation est inacceptable car elle fragilise notre modèle social et remet donc en cause la trajectoire de retour à l’équilibre de la Sécurité sociale à l’horizon 2020.

Par ailleurs, l’UNSA a rappelé au Gouvernement qu’elle souhaite être associée à l’élaboration du PLFSS bien en amont de ce qui se fait actuellement, car c’est pour les assurés sociaux, une manière de se réapproprier et de mieux comprendre notre système et ses enjeux.

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2020 (PLFSS) présenté ce jour, intègre un certain nombre de mesures, qui pour l’UNSA vont parfois dans le bon sens.

C’est le cas notamment des annonces à destination des personnes en situation de handicap et de dépendance ou encore des patients en suivi post-oncologique, ainsi que les annonces qui visent à améliorer le recouvrement des pensions alimentaires.

En ce qui concerne l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM), l’UNSA regrette que, dans un contexte de grave crise au sein de l’hôpital et notamment des urgences, celui-ci soit revu à la baisse. Cette diminution envoie un signe négatif aux personnels soignants comme aux patients.

Concernant le maintien d’une indexation différenciée des pensions de retraites, l’UNSA réitère sa forte opposition. Pour l’UNSA, l’ensemble des pensions doit être indexé sur l’inflation, et ce conformément à la loi. C’est encore un mauvais signal envoyé par le Gouvernement.

Le secrétaire général

Laurent ESCURE

Contact presse : Dominique CORONA

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