Ehpad : repeindre la façade, ce n’est pas agir sur le fond


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Le 25 avril, la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées a exprimé son souhait de renommer les Ehpad en « Maisons France Autonomie » d’ici septembre 2027. Objectif affiché : « changer le regard sur le vieillissement », pour ne pas dire redorer l’image des Ehpad.

Cette décision, prise sans concertation, intervient 4 ans après le scandale ORPEA qui avait révélé des maltraitances généralisées sur les résidents. Les contrôles promis par l’exécutif suite au scandale, pour redonner confiance aux familles dans les Ehpad, ont été réalisés surtout sur pièces et non sur place de manière inopinée.

Un changement de nom ne signifie pas une amélioration des conditions d’accueil. Le taux d’encadrement des résidents prévu par le gouvernement pour 2030 (0.7 équivalent temps plein (ETP) reste inférieur aux recommandations du Conseil de l’âge (0.8 ETP) et très loin de nos revendications (1 ETP pour 1 résident) et de celles du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

L’UNSA préconise une diversité de réponses à la perte d’autonomie, afin de répondre aux capacités et besoins de chaque personne. Le vieillissement de la population nécessite d’être pensé dans sa globalité, dans l’esprit d’un parcours de la personne : adaptation des logements, aides à domicile, habitats alternatifs… qui appellent des investissements publics plus importants pour faire face aux enjeux.

L’UNSA demeure dans l’attente d’une loi de programmation pluriannuelle ambitieuse pour faire face au choc démographique de 2030.

Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA

Contact presse : Martine Vignau, secrétaire nationale

Crédit image : Freepik

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