Médicament et industrie pharmaceutique : l’UNSA avance des pistes devant les députés

Ce jeudi 18 février, l’UNSA a fait part de son analyse sur les questions stratégiques, de recherche et d’innovation pharmaceutique, de souveraineté nationale et de pénuries de médicaments devant l’Assemblée nationale. Elle a fait valoir ses pistes de réflexion pour tenter d’apporter des solutions tant sur le plan national que sur le plan européen.

• S’agissant de la recherche et de l’innovation dans le domaine pharmaceutique

La France consacre 2,2 % de son PIB à la recherche publique et ses budgets sont en baisse constante (- 28 % entre 2011 et 2018), contrairement à des pays comme l’Allemagne ou les États-Unis.

Malgré la mise en place du Crédit d’impôt recherche (CIR) octroyée aux industriels (6,8 Md€ en 2018), la recherche privée affiche le même « déclin », et n’a pas su prendre le virage des biotechnologies par exemple.

Ainsi, on assiste à un transfert de la recherche sur des produits innovants vers des starts-up qui portent seules les risques inhérents à la recherche, sans pour autant avoir accès à des financements suffisants.

Pour l’UNSA, il faut donc réorienter le CIR sur les petites entreprises novatrices en entrant, s’il le faut, au capital de ces structures. Cela permettrait à la France de sécuriser sa souveraineté en protégeant ses innovations d’un rachat par des entreprises étrangères.

• S’agissant de notre souveraineté nationale

Pour l’UNSA, il est primordial de s’attaquer aux phénomènes d’hyper concentration de la production.
La crise sanitaire que nous vivons démontre qu’on ne peut plus laisser la « big pharma » imposer ses logiques d’hyper rentabilité. La France, comme les autres États, ne peuvent plus accepter que des médicaments ou des principes actifs soient produits pour l’ensemble de la planète dans une seule usine au monde.

En parallèle, l’UNSA a proposé que l’État refléchisse à un système qui permettrait d’assurer une production nationale des molécules tombées dans le domaine public et dont l’intérêt thérapeutique a été démontré. Cette proposition aurait l’avantage de créer de l’emploi, d’assurer un accès à la thérapie pour tous et de maitriser les dépenses de santé.

• S’agissant des pénuries de médicaments

L’UNSA a rappelé la necéssité de publier rapidement le décret contraignant les laboratoires pharmaceutiques à constituer des stocks de sécurité équivalant à 4 mois de consommation.
Tout au long de sa présentation, l’UNSA a souligné que l’État doit désormais s’inscrire dans des stratégies pluriannuelles pour répondre à ces questions primordiales pour la sécurité sanitaire de la population.

Enfin, sur tous ces aspects, l’UNSA a insisté sur l’opportunité de construire une véritable logique de coopération européenne.

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