L’avenir : la fragilité du moral des salarié·es
Février 2026 reste marqué par des inquiétudes économiques et sociales, néanmoins l’Indice du moral des salariés, fait apparaître ce mois-ci, une légère amélioration de certains indicateurs, notamment ceux liés à l’organisation du travail au quotidien.
Le sentiment d’utilité du travail demeure l’élément le plus solide du moral, avec une note élevée de 7,1/10, en progression par rapport à la vague du mois d’octobre 2025.
En revanche, les indicateurs tournés vers l’avenir restent nettement en retrait : l’avenir du métier est noté 4,9/10 et les perspectives de carrière 4,1/10, confirmant que la projection des salarié·es dans le futur professionnel demeure le point de fragilité majeur du moral.
Fatigue et morosité en tête, la rémunération toujours au cœur des attentes
La fatigue et la morosité demeurent parmi les mots les plus cités pour décrire l’état d’esprit au travail, même si l’espoir, l’enthousiasme ou la sérénité remonte légèrement.
Une courte majorité de salarié·es se disent heureux mais une part non négligeable exprime un mal-être, confirmant un rapport ambivalent au travail salarié que l’Indice a déjà mesuré depuis ces premières mesures.
Un rapport au travail ambivalent : entre source d’épanouissement et source de souffrance
Pour 55% d’entre eux, le travail reste plutôt une source d’épanouissement, mais 45% le perçoivent comme une source de souffrance.
59% d’entre eux s’inquiètent des effets du travail sur leur santé, et 59% jugent aussi que ce sujet n’est pas suffisamment pris en compte par leur employeur.
Une envie de se défendre mais des doutes sur l’efficacité des outils
Les salarié·es parlent massivement de leurs conditions de travail avec leurs proches et leurs collègues (81% et 74%).
60% des salarié·es disent avoir déjà participé à au moins une grève ou manifestation pour demander une meilleure rémunération, défendre leurs droits sociaux ou améliorer leurs conditions de travail et leur charge de travail.
Demain : salaires, temps de travail et protection sociale au cœur des réformes souhaitées
Lorsqu’on interroge les salarié·es sur les réformes jugées pertinentes pour les 12 prochains mois, deux priorités se dégagent nettement :
60 % se disent favorables à une sixième semaine de congés payés
47% se disent favorables à l’instauration de la semaine de 32 heures.
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