Système de santé : Au-delà des rémunérations, le gouvernement doit aller plus loin

Lors de son discours de politique générale du 15 juillet, le Premier ministre a abordé la question de notre système de santé. Si l’UNSA salue en effet un accord important pour les personnels, elle attend désormais les annonces du ministre de la Santé en matière d’investissement, de financement et plus largement d’organisation de notre système de santé.

Après six semaines de concertations et de négociations marathon, l’UNSA ne peut que saluer l’effort important de 8 milliards d’euros notamment consacré à la reconnaissance des personnels, et donc à la revalorisation de leurs rémunérations.
Au-delà de ces questions, les avancées obtenues sur la révision à venir des grilles de rémunération, les reclassifications des aides-soignantes et d’autres catégories de personnels vont également dans le bon sens.
L’embauche de 7.500 postes en plus des 7.500 vacants à recruter est également un premier pas.
Mais le Ségur de la santé doit aussi permettre d’obtenir des avancées sur l’investissement, l’accès aux soins et l’organisation territoriale de notre système de santé.
Ainsi, s’agissant la reprise de la dette des hôpitaux (+ 30 Mds €), l’UNSA regrette que les annonces du Premier ministre n’aillent au-delà des 13 Mds € déjà promis à l’automne 2019.
L’UNSA demande une reprise totale de la dette des hôpitaux, afin de remettre les établissements à flot.
Quant à l’investissement, l’UNSA prend acte de l’annonce du Premier ministre d’affecter 6 milliards aux hôpitaux.
L’UNSA sera particulièrement vigilante quant à leur répartition.
Si les avancées de ces derniers jours sont sans commune mesure avec les plans précédents, pour l’UNSA, il reste encore du chemin à parcourir.
C’est notamment le cas pour les questions qui restent à traiter pour améliorer plus globalement notre système de santé. La crise du Covid-19 à mis en exergue des difficultés qui ne peuvent désormais plus être ignorées.
Il s’agit de la question du mode de financement des hôpitaux, des déserts médicaux, de la place insignifiante de la prévention et de l’éducation à la santé, de la quasi absence de coopération entre la médecine libérale et les établissements hospitaliers et médico-sociaux, etc.
Sur ces questions, l’UNSA sera extrêmement attentive aux annonces qui devraient être faites dans les prochains jours par le ministre de la Santé.

L’UNSA souhaite que les réponses soient à la hauteur des enjeux. Pour nous, il s’agira donc que des concertations associant le monde médical mais également les représentants des patients et les représentants des assurés sociaux se poursuivent et que les intentions se traduisent par des actions concrètes pour d’offrir à la population un système de santé à la hauteur de ses besoins.

La crise Covid-19 l’a démontré, la santé est un investissement. Il est donc urgent de la sortir des logiques budgétaires contraintes et d’apporter des solutions concrètes et rapides pour l’améliorer.

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