Vœux aux acteurs de la santé : des années à venir encore difficiles


https://www.unsa.org/2468

Lors de ses vœux aux acteurs de la santé, le Président de la République a reposé le 6 janvier dernier un état des lieux connu de tous. Et s’il a réaffirmé que des solutions existent pour améliorer notre système de santé, il a admis qu’elles n’auront d’effets que dans plusieurs années.
L’UNSA salue quelques propositions concrètes mais demeure inquiète tant pour les patients que pour les personnels de santé.

L’accès à la santé devient un problème pour un nombre croissant de citoyens et de travailleurs. Pour y remédier, le Président de la République a présenté dans un long discours ses orientations pour améliorer le système, dont l’UNSA a retenu quelques points.

L’accès à une équipe soignante pour les 600 000 patients en maladie de longue durée dépourvus de médecins traitants.
Pour l’UNSA, il devenait indispensable que le gouvernement et l’Assurance maladie fournissent des solutions à ces patients. Hélas, la mesure envisagée ne garantit pas l’accès à un médecin traitant, mais nous saluons à défaut le fait que le patient puisse être pris en charge par un professionnel de santé pour les actes courants (renouvellement d’ordonnance, etc.).
L’UNSA restera vigilante sur l’effectivité pour ces patients d’accéder à un médecin traitant à travers le service d’accès aux soins (SAS) dont nous attendons toujours la généralisation à l’ensemble du territoire – DROM compris.

Une meilleure rémunération pour les professionnels de santé qui s’engagent à participer à la permanence des soins (gardes).

Pour l’UNSA, cette mesure est juste. Les professionnels de santé libéraux qui acceptent d’assurer des soins non vitaux la nuit et le week-end doivent en effet être rémunérés en conséquence.

Mais ces missions devraient être rendues obligatoires et assurées à tour de rôle par tous les professionnels de santé.

C’est pourquoi nous proposons que ceux d’entre eux qui refusent de participer à la permanence des soins perçoivent des honoraires minorés.

Atteindre les 10 000 assistants médicaux d’ici la fin 2023 pour dégager du temps médical.
Aujourd’hui au nombre de 4 000, les assistants médicaux libèrent efficacement les professionnels de santé des tâches administratives.

Mais ils n’existent pas dans l’hospitalière…

L’UNSA et sa Fédération Santé et sociaux seront donc très vigilantes quant à l’engagement du Président de la République visant à « basculer des personnels administratifs, logistiques, techniques au plus près des services pour permettre aux soignants de se concentrer sur le cœur de leur métier ».
Cela ne pourra se concevoir sans concertation avec les représentants des personnels.

La réorganisation de temps de travail à l’hôpital.

L’UNSA sera également vigilante quant à la proposition présidentielle sur les 35 heures à l’hôpital, qui reste floue à ce stade.
Attachée au 35 heures pour tous, l’UNSA souhaite que des clarifications soient rapidement apportées aux représentants des personnels concernés.

Par ailleurs, à l’heure où le pays manque cruellement de médecins, la proposition d’un tandem administratif et médical pour assurer la direction des hôpitaux n’est pas opportune.

Dans le contexte actuel, tous les personnels soignants doivent être dédiés à la prise en charge des patients.

Enfin, nous déplorons qu’aucune mesure contraignante ne soit prise pour répondre au problème des déserts médicaux.

Nous demandons la fin de la liberté d’installation des médecins afin de couvrir les besoins de la population.
Notre organisation réclame à tout le moins que des modulations de tarification puissent intervenir selon le lieu d’exercice en favorisant la rémunération des professionnels de santé qui acceptent de s’installer dans les déserts médicaux et en minorant celle de ceux qui persisteraient à s’installer là où il y en a le moins besoin.

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