Assurance maladie, complémentaires santé et prévoyance : les positions de l’UNSA


https://www.unsa.org/4828

L’UNSA a été auditionnée dans le cadre de la mission sur l’articulation entre l’assurance maladie obligatoire (AMO) et les complémentaires santé (AMC). Elle y a rappelé ses priorités : garantir l’accès aux soins, réduire les inégalités, renforcer la prévention et améliorer la gouvernance de la protection sociale.

Faciliter l’accès à une complémentaire santé

L’UNSA alerte sur les inégalités persistantes d’accès à la complémentaire santé, particulièrement pour les jeunes, les demandeurs d’emploi, les personnes en insertion et les retraités. Ces publics ne bénéficient pas toujours de dispositifs adaptés, alors même qu’ils peuvent vivre sous le seuil de pauvreté et sont souvent soumis à des cotisations élevées.

Pour y répondre, l’UNSA propose la mise en place d’une complémentaire santé solidaire (C2S) contributive, avec une cotisation proportionnelle aux revenus, afin de réduire les renoncements aux soins et de garantir une couverture réellement accessible.

Généraliser la prévoyance pour l’ensemble des salarié·e·s

L’UNSA demande l’adoption d’une loi instaurant une couverture de prévoyance obligatoire pour toutes et tous, financée en partie par les employeurs.

Aujourd’hui, seuls les cadres bénéficient d’une couverture obligatoire, notamment en matière de prévoyance décès. Cette inégalité n’est plus acceptable : chaque salarié doit pouvoir accéder à une protection minimale face aux risques majeurs de la vie.

Renforcer la prévention grâce à un pilotage national clair

Pour l’UNSA, la prévention souffre d’un manque de lisibilité et d’une dispersion des acteurs. Elle appelle à la mise en place d’un pilotage national et territorial unifié, garant d’une stratégie cohérente, mieux coordonnée et régulièrement évaluée.

Dans ce cadre, les organismes complémentaires doivent jouer un rôle accru, en lien avec la médecine du travail et les partenaires sociaux afin de développer des actions de prévention dans les entreprises et les administrations.

Pour un modèle solidaire, équilibré et négocié

L’UNSA réaffirme son opposition à toute évolution distinguant « petit risque » et « gros risque ». Cette logique fragiliserait le principe d’une Sécurité sociale universelle et solidaire en fragmentant la prise en charge des dépenses de santé et en accentuant les inégalités entre assurés.

Aussi, l’UNSA refuse un dispositif de type « 100 % Sécu ». Une fusion complète AMO-AMC pourrait à terme fragiliser les ressources de la Sécurité sociale, les employeurs refusant toute augmentation des cotisations sociales destinées au régime obligatoire alors qu’ils acceptent plus facilement les hausses de cotisations liées aux complémentaires santé.

L’UNSA défend au contraire un modèle articulant AMO et AMC fondé sur un financement partagé, évolutif et négocié, garant de la pérennité du système.

Pour une gouvernance plus représentative et plus juste

L’UNSA appelle à une réforme de la représentativité dans les instances de protection sociale :

• dans les CPAM, seuls les résultats du secteur privé sont pris en compte dans la gouvernance, excluant les 5,9 millions d’agents publics pourtant assurés sociaux.
• dans les institutions de prévoyance, seules les organisations représentatives au niveau national siègent, même lorsque l’UNSA est représentative dans certaines branches.

Pour l’UNSA, cette situation ne peut plus durer. La gouvernance doit refléter l’ensemble des cotisants -qu’ils relèvent du secteur privé ou public- et tenir compte de la représentativité réelle dans chaque branche.

Crédit image : Freepik

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