Migrants et demandeurs d’asile, quelles solutions pendant la crise sanitaire en France ?

L’UNSA en appelle à la responsabilité des pouvoirs publics, afin que chacune et chacun puisse être mis en sécurité et qu’il n’y ait pas « d’abandonnés » de la crise.
Dès maintenant de nombreuses associations agissent.

Personnes sans domicile fixe, migrants, demandeurs d’asile constituent autant de situations qui nécessitent une attention quotidienne, mais dont la précarité s’est encore accentuée avec la crise sanitaire que traverse actuellement la France et le confinement qui dure depuis maintenant 8 jours.
L’UNSA en appelle à la responsabilité des pouvoirs publics, afin que chacune et chacun puisse être mis en sécurité et qu’il n’y ait pas « d’abandonnés » de la crise.

C’est ainsi qu’un camp de migrants installé à Aubervilliers a été évacué ce mardi 24 mars, ses occupants étant transportés vers des gymnases et hôtels de Paris et de la Seine Saint Denis, afin d’être pris en charge et d’y passer un examen médical.

Le rôle des associations qui s’organisent depuis le début de la semaine dernière est à saluer, et l’UNSA relaie ainsi les informations suivantes :

  • L’association Solinum liste en temps réel les structures de première nécessité qui restent ouvertes au public.
  • Des dispositions adaptées à la crise ont été mises en place par l’ OFPRA concernant l’accueil et les entretiens de demandes d’asile.
  • France Terre d’asile s’organise pour maintenir ses activités essentielles à la protection et l’accès aux droits fondamentaux des personnes accompagnées.

Si l’action de ces associations doit être soulignée, l’UNSA alerte sur certaines pratiques inacceptables en période de crise sanitaire qui risquent grandement d’accentuer la fracture sociale déjà existante sur notre territoire.
Les préfectures de police doivent insister auprès des forces de l’ordre sur la non-verbalisation pour non-respect du confinement par les personnes SDF ou hébergées en hôtel social et qui n’ont d’autre solution que de sortir pour s’alimenter.

De même, les migrants interceptés en France, à la frontière italienne, qui continuent d’être raccompagnés en Italie, sont ainsi livrés à eux-mêmes, sans savoir s’ils sont porteurs du virus ou non. Ils n’ont d’autre choix que de rejoindre le camp de la Croix Rouge à Vintimille, où la surpopulation risque d’entraîner une contamination massive par le Covid-19.

La CES (Confédération européenne des syndicats) appelle par ailleurs, plus généralement, à porter une attention particulière aux travailleurs migrants, « les premiers à perdre emploi et revenus et vivant dans des conditions de travail, de santé et de logement dégradées, particulièrement quand il s’agit de centre de rétention ou de camp de réfugiés surpeuplés aux conditions sanitaires minimales ».

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