Rapport de la Cour des Comptes : l’UNSA opposée aux mesures visant les malades.

 
 
La sortie du rapport de la Cour des Comptes sur les lois de financement de la Sécurité sociale, a attiré toute l’attention de l’UNSA.
 
 
En préambule, l’UNSA rappelle que le déficit de la Sécurité sociale aujourd’hui est la conséquence des décisions du Gouvernement !

 
La non compensation des exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires et la non compensation de la modulation du taux de CSG pèsent très lourdement sur les comptes. Dans ce contexte, il serait inacceptable de faire payer les assurés sociaux.
 
L’UNSA rejette fortement les recommandations visant à faire payer les malades pour équilibrer le système. Ainsi, instaurer un jour de carence d’ordre public non rémunéré pour tous, est une mesure injuste qui consiste à priver de rémunération les malades. C’est donc la double peine.
 
La Cour stigmatise de la sorte les malades de courte durée alors qu’aujourd’hui ce sont les arrêts de longue durée qui pèsent sur les finances. La mesure vise donc à culpabiliser les malades, quand un certain nombre de professionnels alertent sur les conséquences du non-recours à l’arrêt de travail.
 
Deux autres propositions de la Cour choquent particulièrement l’UNSA : la réduction de la durée d’indemnisation des arrêts de travail de 3 à 2 ans et l’instauration d’une « nouvelle » franchise médicale pour les patients qui se voient contraints de recourir aux transports médicaux.
 
L’UNSA note que quelques recommandations vont toutefois dans le bon sens et reprennent des revendications qu’elle porte. C’est le cas notamment des préconisations visant à améliorer les informations financières des LFSS, ou dans un tout au registre des propositions visant à lutter contre la désinsertion professionnelle en cas de maladie ou d’accident, ou encore à responsabiliser les employeurs en matière de prévention des risques et de pénibilité au travail.

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