Déconfinement et tracking : de quoi parle-t-on vraiment ?

La fin du confinement ne signifie pas que l’épidémie est derrière nous. Aujourd’hui encore, le virus circule plus ou moins vite en fonction des régions, et nos capacités hospitalières ne sont pas totalement reconstituées. C’est dans ce contexte incertain que le monde médical craint une seconde vague qui pourrait rimer avec un nouveau confinement.

Dans une période aussi anxiogène que celle que nous vivons, il est parfois difficile de s’y retrouver. « Fichage des patients », « atteintes aux libertés », « application de géolocalisation », etc. Pour l’UNSA, il est important de livrer les faits, et rien que les faits.

  • Le dépistage des malades et des « cas contacts », ça sert à quoi ?

Il s’agit de déployer des tests, d’identifier les personnes ayant été en contact avec un patient atteint par le Covid-19, et de mettre en place les mesures d’isolement adaptées.

  • Tracking : pour qui, pour quoi ?

Pour tenter de juguler l’épidémie, le gouvernement a souhaité mettre en place un outil de tracking, ayant pour objectif de briser au plus vite la chaîne de contamination.

Le médecin traitant assurera la consultation du patient présentant des symptômes du Covid-19. Si cela s’avère nécessaire, il prescrira un test qui confirmera ou infirmera son diagnostic.
Si le test est positif, le médecin devra recueillir l’ensemble des informations concernant le patient ainsi que celles des personnes ayant été en contact avec lui.

  • Le rôle de l’Assurance Maladie et de ses agents

Les informations recueillies par le médecin traitant sont ensuite transmises à l’Assurance Maladie. Cette dernière a mobilisé plus de 4 000 salariés qui auront la responsabilité de contacter le patient atteint par le Covid-19 ainsi que toutes les personnes qui ont été, durant les dernières 48 heures, en contact avec lui. S’il le souhaite son anonymat sera garanti.
Toutes ces personnes seront alors contactées. Immédiatement les mesures nécessaires seront mises en place : prescription de test, de masques et d’arrêts de travail si impossibilité de télétravailler. Un rappel des consignes à observer sera également prodigué : nécessité de se confiner durant 14 jours, port du masque, distanciation sociale, etc.

  • L’avis de l’UNSA

Aujourd’hui, il n’existe pas de vaccin, ni de remède contre le Covid-19. Aussi, briser la chaîne de contamination reste la solution la plus efficace pour lutter contre cette épidémie.

Pour l’UNSA, la polémique qui enfle aujourd’hui sur le « fichage » des malades du COVID, et une soi-disant remise en cause du secret médical n’a pas lieu d’être.

En effet, la France connait déjà, et ce depuis le 19ème siècle, un dispositif de déclaration obligatoire de certaines maladies (VIH, saturnisme, dengue, rougeole, tuberculose, méningite, tétanos, etc.). Or jusqu’à preuve du contraire, ce dispositif a fait ses preuves en matière de santé publique et la déclaration de ces pathologies ne semble poser aucun problème aujourd’hui. Il n’y a donc pas de raisons objectives pour que le traitement des déclarations de Covid-19 soit différent.

Par ailleurs pour l’UNSA, le fait que le Gouvernement ait décidé de confier cette mission aux services de l’Assurance Maladie et non à une société privée dont les intérêts auraient pu poser question, est de nature à rassurer. En effet, ces personnels ont pour habitude de traiter des données médicales au quotidien. À ce titre, ils sont astreints à une obligation de confidentialité. Il n’y a donc aucune raison que les règles de gestion du COVID 19 diffèrent de celles qui s’appliquent en matière de santé des assurés.

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