Le CESE a tenu sa 2ème conférence annuelle fin juin 2018

 
Initialement, l’idée de la conférence était de permettre aux formations de travail de réorienter leurs travaux de l’année à venir en tenant compte de leurs réflexions passées, mais aussi des circonstances politiques et de la vie du pays.

L’an passé, le Premier ministre est venu présenter son programme, et dire quelle place il attribuait au CESE.

Dans son discours devant le Congrès de la Nation le 3 juillet 2017, Le Président de la République a indiqué le chemin qu’il proposait de suivre, en disant clairement qu’il faisait le choix de ne pas proposer la suppression du CESE, mais au contraire en décrivant le rôle qu’il souhaitait voir jouer à cette institution.

Cette 2ème conférence, placée sous l’expression de la place de la société civile organisée dans le paysage institutionnel français, a permis à chaque groupe d’apporter leurs remarques, leur accord, leurs points de vigilance afin de co construire la réforme constitutionnelle

Pour l’UNSA, la réforme reconnait implicitement la nécessité d’avoir, en France, une institution représentative de la société civile en complémentarité de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Aussi le projet de loi institutionnelle intitulé « Pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace » fixe, dans un article, l’avenir de cette assemblée. On y reconnait beaucoup de sujets déjà abordés depuis le début de la mandature et des orientations déjà travaillées par le bureau.

Cette assemblée, représentant la société civile organisée, est et restera l’expression des corps intermédiaires plus que jamais nécessaires pour participer au renouveau démocratique indispensable pour rétablir la confiance entre les citoyens. Les sollicitations de plusieurs pays démontrent l’intérêt d’une telle construction.

Cependant, l’UNSA a attiré l’attention sur la réduction du nombre de conseillers qui ne doit pas perturber les équilibres entre les trois piliers que sont l’économique, le social et l’environnemental.
Le nombre réduit aura des conséquences sur le fonctionnement des groupes et sur les travaux eux-mêmes puisque la réforme augmente les missions, raccourcit les délais de rendus des avis.
Les conseillers ne doivent pas être des professionnels de la chambre ni des experts car on arriverait vite à une assemblée de technocrates qui s’éloignerait rapidement de l’écoute des citoyens.

Cette réforme discutée à l’Assemblée Nationale le 10 juillet fera l’objet d’un examen au Sénat en septembre pour une adoption définitive début 2019 et une mise en application à compter de la nouvelle mandature, fin 2020.

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