Le pouvoir d’achat, préoccupation prioritaire des Français


https://www.unsa.org/2359

La dixième vague de l’enquête « Fractures françaises », menée par la Fondation Jean-Jaurès, Ipsos-Sopra Steria, Le Monde et le Cevipof, a été rendue publique récemment. Elle fournit de multiples enseignements sur l’état de l’opinion dont plusieurs méritent d’être soulignés.

La France est en déclin. C’est en tout cas le constat dressé par 75% des personnes interrogées.
Parmi elles, 48% estiment néanmoins que le processus n’est pas irréversible. L’optimisme est de mise chez les cadres et les professions intermédiaires mais il est nettement moins partagé par les ouvriers et les employés.

S’agissant des préoccupations des Français, un classement place de très loin le pouvoir d’achat en tête, la protection de l’environnement ensuite puis l’avenir du système social en troisième position.

L’enquête « Fractures françaises » se penche aussi sur la confiance accordée aux institutions. Les syndicats enregistrent une hausse significative par rapport à l’enquête de l’an passé, même si ce sont seulement 38% des personnes interrogées qui expriment leur confiance à leur égard.

Pour les partis politiques, le score chute à 18%...
Parmi les « institutions », les PME sont les favorites des résultats de l’enquête, suivies de peu par l’armée et les scientifiques.

S’agissant de la confiance dans les syndicats, elle traverse l’ensemble des catégories socio-professionnelles, en particulier chez les employés, les cadres et les professions intermédiaires. Les ouvriers et surtout les retraités expriment néanmoins une confiance plus mesurée à l’égard des structures syndicales.

« Pour établir la justice sociale, il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres ». Cette affirmation est partagée majoritairement par toutes les catégories de personnes interrogées, les ouvriers (69%) et les employés (63%) en tête.

Mais les cadres, les professions intermédiaires et les retraités sont toutefois plus de 50% à épouser cette thèse. Cela étant, l’affirmation selon laquelle « les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment » est également approuvée massivement, en premier lieu par les retraités et les ouvriers.

Par ailleurs, les Français demeurent très partagés quant au rôle de l’Etat, 55% se déclarant favorable à son renforcement, 45% à sa limitation.
Les professions intermédiaires et les cadres se montrent les plus fortement acquis à l’accroissement de son rôle. Enfin, cette enquête met aussi en lumière l’attachement des personnes interrogées au renforcement de la protection des salariés.

Dans l’ensemble, 49% y sont favorables, tandis que 39% se prononcent en faveur d’une flexibilité accrue du marché du travail.

Ces analyses confortent les orientations de l’UNSA.
Cette enquête le démontre clairement, les préoccupations d’ordre social sont les plus fortes dans l’esprit de nos concitoyens.
Les salariés sont inquiets sur l’avenir, les augmentations de salaires sont indispensables, et tant dans les entreprises qu’au sein de la fonction publique, les attentes des travailleurs sont nombreuses.
Si le gouvernement s’entêtait à reculer l’âge de départ en retraite, cela ne ferait qu’aggraver cette inquiétude et raviver encore les fractures dans un pays qui en connait déjà trop.

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