Plan France Relance : vers une relance économique, sociale et écologique

Avec le plan « France Relance », l’objectif annoncé du gouvernement est que la France devienne la première grande économie décarbonée européenne.

Trente milliards d’euros seront consacrés à quatre secteurs prioritaires :

  • les transports avec 11 milliards ;
  • l’énergie avec 9 milliards ;
  • la rénovation énergétique des bâtiments avec 7 milliards ;
  • l’agriculture et l’alimentation avec 1,2 milliard.
    La volonté affichée est de « couvrir tous les champs d’activité les plus émetteurs de gaz à effet de serre » et de rendre ce plan cohérent avec les objectifs climatiques de l’accord de Paris de décembre 2015.

Pour le volet « Infrastructures et mobilités vertes » seront consacrés :

  • 4,7 milliards au fret ferroviaire, aux petites lignes, aux trains de nuit, à l’aide pour la rénovation du réseau, etc. ;
  • 1,2 milliard aux mobilités du quotidien. Une partie servira à accroître l’usage du vélo et au développement des transports en commun ;
  • 1,9 milliard pour les aides à la conversion vers des véhicules propres et le système de bonus-malus, sans oublier le parc de l’État (180 millions).

Le plan de relance va consacrer une somme sans précédent à la rénovation énergétique des bâtiments publics d’État (avec 4 milliards), des bâtiments privés (2 milliards) et avec l’extension du dispositif MaPrimeRénov, à tous les Français à partir du 1er janvier 2021.
Rappelons que le secteur du bâtiment est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre (GES) avec près de 25 % des émissions.
Le gouvernement souhaite aussi décarboner l’industrie, en annonçant 9 milliards d’aides (dont les 2 milliards déjà versés aux secteurs automobile et aéronautique). Près de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en France sont issues des activités industrielles.
L’exécutif souhaite soutenir l’innovation et la R&D, avec l’émergence de filières énergétiques propres dont un plan Hydrogène (2 milliards).

La transition agro-écologique est lancée avec un plan protéine, une aide à la conversion au bio des exploitations, à la modernisation des abattoirs (200 millions), au renouvellement des équipements agricoles pour limiter le recours aux produits phytosanitaires (250 millions) et à la reconstitution de haies (50 millions).
Une dernière mesure relève de la défense de la biodiversité avec 1,3 milliard pour lutter contre l’artificialisation des sols et améliorer la qualité de la ressource en eau.

Le Haut Conseil pour le Climat salue « une inflexion bienvenue vers la transition bas-carbone ». « L’évaluation de son impact carbone est un progrès notable. L’enjeu réside désormais dans la mise en œuvre et le suivi », ajoute l’instance consultative qui avait pointé les insuffisances du gouvernement en juillet dernier.
Contrairement au plan de relance de l’après crise de 2008, dont les 35 milliards mobilisés par l’État ne contenaient quasiment aucune mesure écologique, ce plan se veut ambitieux.
Si l’UNSA se retrouve dans les priorités avancées, elle s’interroge quant au suivi des mesures et surtout à la pérennité des moyens financiers puisqu’il y a un manque criant de visibilité au-delà de deux ans.

Le verdissement de l’économie mérite qu’une réelle planification sur plusieurs dizaines d’années soit mise en place. Une tâche qui devrait incomber au nouveau Haut-Commissariat au plan…

Les détails de France Relance sont accessibles sur http://francerelance.gouv.fr

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