Pour une justice sociale et économique face à la crise
Dans une lettre ouverte, l’UNSA et l’intersyndicale alertent le Premier ministre sur l’urgence d’agir pour les travailleurs ,les travailleuses et le bon fonctionnement de la démocratie sociale face à la crise.
La fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué une flambée historique du prix du baril (+70 % depuis janvier), une inflation persistante et une stagnation de l’activité. Les travailleurs et les travailleuses, les fonctionnaires et les ménages modestes subissent de plein fouet la hausse des prix à la pompe et dans les rayons des supermarchés, tandis que les industriels répercutent rapidement leurs coûts.
Les efforts demandés ne sont pas partagés équitablement : les aides publiques aux entreprises atteignent des sommets (211 milliards d’euros par an) sans évaluation sérieuse de leur impact, tandis que les salaires stagnent et que les services publics suffoquent.
Dans ce courrier adressé au Premier ministre, les organisations syndicales dénoncent :
- L’asymétrie des efforts demandés : les travailleurs et les travailleuses, les fonctionnaires, les précaires supportent les efforts, tandis que les dividendes des grandes entreprises battent des records.
- L’absence de conditionnalité des aides publiques aux entreprises, alors que 77,3 milliards d’euros d’allègements de cotisations pèsent sur la Sécurité sociale.
- Le gel des salaires dans la Fonction publique.
- Le non-respect des engagements.
Elles exigent :
- L’évaluation rigoureuse et une conditionnalité des aides publiques aux entreprises, notamment en matière d’emploi, de qualité du travail et de transition écologique.
- La revalorisation immédiate du point d’indice et une refonte des grilles salariales pour les agents publics.
- La publication sans délai du décret sur les branches dont les minima sont sous le SMIC.
- La transposition de la directive européenne sur la transparence salariale.
La démocratie sociale ne peut fonctionner si les engagements ne sont pas tenus et si les efforts ne sont pas partagés.
Lisez, partagez cette lettre ouverte pour faire entendre ces exigences !
