Comprendre les enjeux de la réforme des retraites (20)

Pour vous informer au mieux concernant la réforme en cours de discussion, l’UNSA met à votre disposition des articles sous forme de FAQ (Foire Aux Questions).

20- Légal, pivot, d’équilibre ou de taux plein, qu’en est-il de l’âge de la retraite ?
 

L’âge légal  : c’est l’âge auquel les salarié·es peuvent effectivement partir en retraite. Avant, sauf dispositifs particuliers (carrière longue par exemple), ce n’est pas autorisé.
Cet âge était de 65 ans, à la création du régime de retraite par le Conseil National de la Résistance alors qu’il y avait une plus forte proportion d’actifs par rapport aux retraités. Il a été ramené à 60 ans en 1983 par François Mitterrand puis fixé à 62 ans en 2010 sous Nicolas Sarkozy.

L’âge du taux plein  : c’est l’âge auquel la décote (introduite en 2010) s’annule. En effet, dans le système actuel, il est nécessaire d’avoir cotisé pendant une durée minimale pour prétendre à une retraite à taux plein. Pour la génération née entre 1961 et 1963, il faudra avoir cotisé 168 trimestres (42 ans). Pour les générations à partir de 1973, la durée requise est de 43 ans (réforme de Marisol Touraine).
Un·e salarié·e de 62 ans qui n’aurait pas le nombre requis de trimestres voit sa retraite diminuée d’une décote de 5 % par année manquante.
Il existe donc bien une mesure d’âge dans le système actuel, lié au nombre de trimestres et qui pénalise celles et ceux qui n’en ont pas le nombre requis.
Il existe un âge de taux plein automatique : quel que soit le nombre de trimestres la décote s’annule. Il est de 67 ans. Dans le cas de carrière incomplète ou démarrée tardivement, les salarié·es sont obligé·es d’aller jusqu’à 67 ans pour annuler la décote.

L’âge pivot : C’était une mesure d’âge inscrite dans le projet initial du gouvernement. À partir de 2022, un·e salarié·e, souhaitant prendre sa retraite à 62 ans, se voyait appliquer un malus, même avec la totalité des trimestres. Pour annuler ce malus, il/elle aurait dû partir à 62 ans et 4 mois en 2022, puis à 62 ans et 8 mois en 2023… Cette mesure allait toucher des dizaines de milliers de salarié·es dès 2022. L’action de l’UNSA a permis de faire reculer le gouvernement en retirant cet âge pivot.

L’âge d’équilibre : le projet de loi en fait mention mais les modalités pratiques n’en sont pas définies. En 2037, un·e travailleur·euse partant avant cet âge d’équilibre se verrait impacté·e par un malus. Au-delà un bonus s’appliquerait.
Est-ce une version de l’âge du taux plein (comme aujourd’hui) ou tout autre chose ? L’UNSA sera vigilante à ne pas aggraver particulièrement le dispositif actuel. Par ailleurs, notre action syndicale de l’UNSA ne s’arrêtera pas. Pas après pas, l’UNSA tentera de faire évoluer cet éventuel âge d’équilibre : une diminution pouvant être envisagée si l’évolution démographique s’inverse.

Pour l’UNSA, l’âge légal de départ en retraite doit être conservé à 62 ans. Cet âge légal doit être modulé en fonction des durées de carrière (cf. dispositif carrière longue) ou de la pénibilité des métiers.
Il est par ailleurs important que le taux de remplacement assure un rendement de la pension permettant un départ en retraite le plus tôt possible (pour mémoire, aujourd’hui l’âge moyen de liquidation de sa retraite est à 63 ans 7 mois).

 
Pour retrouver l’intégralité des questions/réponses publiées jusqu’à maintenant, cliquer ici.
Les thématiques suivantes sont présentées : enjeux de la réforme, financement du système actuel, les principes du futur régime universel (système à points, valeur du point...), l’âge légal, pivot et d’équilibre, la prise en compte des primes, la préservation des droits acquis, la pénibilité, la pension de réversion, les droits familiaux...

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