Logement : une actualité brûlante

Volets logement du plan de relance et de la concertation citoyenne, passoires thermiques, lutte contre l’habitat indigne et les impayés, prévention des expulsions, réformes d’Action Logement et des APL..., le logement est au cœur de l’actualité en cette rentrée 2020.

Côté rénovation énergétique, 6,7 milliards seront investis dans les bâtiments publics, les TPE/PME et le logement privé.
Pour ce secteur, trois axes sont prioritaires :

  • extension du dispositif MaPrimeRénov à tous en 2021, cumulable avec d’autres aides à la rénovation énergétique ;
  • rénovation énergétique et réhabilitation lourde des logements sociaux, notamment dans les quartiers prioritaires de la ville ;
  • aide aux plus précaires : création de places d’hébergement, rénovation des CHRS (Centres d’hébergement et de réinsertion sociale).

Côté construction, 650 millions bénéficieront aux conduites vertueuses, notamment en incitant à la réhabilitation des friches et en luttant contre l’étalement urbain.
Le gouvernement espère en finir avec les passoires thermiques, réduire la consommation et la dépendance énergétique, améliorer le bien-être, la santé, la sécurité et le pouvoir d’achat des Français, tout en préservant l’environnement et en créant de l’activité dans les territoires.
S’y ajouteront les plans de relance locaux qui engagent également des mesures en faveur de la construction et de la rénovation dans leurs régions, celui de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et le Projet de loi de finances (PLF) 2021.

Pour l’UNSA : une efficacité à prouver et une crise du logement qui reste entière
L’UNSA est satisfaite de l’extension de MaPrimeRénov, qui répond à des lacunes du dispositif mais rappelle que :

  • la mise en œuvre doit être rapide et efficace pour éviter d’actionner le projet d’interdiction à la location des passoires énergétiques non rénovées ;
  • l’encouragement des propriétaires modestes à réaliser des chantiers de rénovation complets et performants doit viser le reste-à-charge zéro ;
  • le service public de l’efficacité énergétique doit être simple, cohérent et coordonné, garant d’un service de qualité, pour accompagner les ménages à tous les niveaux (juridique, technique, administratif, social) avant, pendant et après les travaux ;
  • la lutte contre la fraude à la rénovation des logements devra être intensifiée ;
  • l’augmentation et la simplification d’attribution du chèque énergie doivent être envisagées.
    Si l’amélioration énergétique des logements est un enjeu majeur et prioritaire, car participant de la lutte contre la pauvreté énergétique, l’habitat insalubre, le changement climatique et l’amélioration des conditions de vie, l’UNSA souligne que cela ne règle pas la question de la crise du logement qui se dégrade suite à la crise sanitaire et économique (déficit de logement social notamment dans les zones tendues, aides au logement qui ne suffisent plus à redonner un reste à vivre décent).
    Si la contemporanéité des APL va dans le bon sens, la question de la structure du barème de l’APL reste entière et l’annonce de la baisse du taux de PEEC (Participation des employeurs à l’effort de construction) qui finance Action Logement (ex 1% logement) pose question. Pour rappel, le PEEC assure une mission d’intérêt général et d’utilité sociale, notamment par la construction de logements sociaux, l’accompagnement des salarié•es dans leur mobilité et par le co-financement de la politique publique du logement. On comprend ainsi que cette baisse va à l’encontre de la résolution de la crise du logement actuelle et à venir.

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